JUAYE - MONDAYE

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune de Juaye-Mondaye sont des  .........................


Septembre 1855  -  Réunion des communes de Couvert et de Bernières-Bocage à Juaye.  -   Conseil général, sur la proposition de M. le Préfet relative à la réunion à la commune de Juaye, des communes de Couvert et Bernières-Bocage , sous le nom de Mondaye.

Les avis des Conseils municipaux intéressés et les procès-verbaux d'enquête, considérant que les communes de Bernières-Bocage et de Couvert sont réunies à Juaye pour le culte, que les revenus ordinaires de la Commune de Bernières s'élèvent au plus à 200 fr., que sa population n'a que 230 habitants, qu'elle n'a pas de mairie et doit envoyer ses enfants à l'école primaire de Lingèvres, que la commune de Couvert, avec son revenu ordinaire de 250 fr. au plus, compte 309 habitants, et est réunie pour l'instruction primaire aux communes de Chouain et de Condé, qu'il résulte de l'examen attentif du plan des lieux la preuve que ces trois communes une fois réunies au civil comme elles le sont déjà pour le culte, formeraient une importante et rationnelle agglomération, qui compterait 1 585 hectares, 1 028 habitants et des revenus suffisants pour subvenir à son existence administrative collective.

La réunion proposée, en donnant la vie aux trois communes, qui, dans leur isolement, ont à peine une raison d'être, aura le double mérite d'assurer l’existence de l’abbaye de Mondaye, qui depuis longues années leur sert d'église paroissiale, ce monument historique dont la conservation est aussi désirable que précieuse deviendra le centre autour duquel se groupèrent les intérêts civils et communaux, comme s'y réunissent aujourd'hui les intérêts et les convictions religieuses.

Quant aux communes de Bernières et de Couvert, si les chiffres de leur population, contributions , revenus, territoire, ne semblent pas commander impérieusement leur réunion à Juaye , cette réunion n'est pas moins légitimée, car elles ne possèdent, isolées, qu'une existence communale imparfaite, et l'on peut à bon droit attendre les plus favorables résultats de la fusion projetée.

Par ces motifs, est d'avis qu'il y a lieu de réunir les communes de Couvert, et Bernières-Bocage à Juaye, sous le nom de Mondaye.

 

Janvier 1857  -  Absorption.  -  En 1857, Juaye (448 habitants), absorbe Bernières-Bocage (248 habitants) et Couvert (321 habitants), et devient Juaye-Mondaye.

 

Septembre 1866   -   Le merle républicain.   -   Le dernier des merles républicains de Juaye-Mondaye, il a été tué le jour de l'ouverture de la chasse, par un avocat de Bayeux, qui, comme on voit, cumule le double mérite de Cujas et de Nemrod.

Ces merles, dont l'histoire est assez piquante, avaient une véritable célébrité dans tout l'arrondissement de Bayeux, et ils étaient certes, beaucoup plus connus que ceux qui les ont tués.

Tout le monde sait avec quelle facilité merveilleuse le merle apprend et retient les airs de musique. Aux environs de février 1848, un patriote ingénieux voulu profiter de cet instinct pour républicaniser le bocage.

Il éleva à la brochette, et à la serinette, deux nichées de merles, et leur joua la Marseillaise pendant trois ou quatre mois, et, quand il crut leur éducation assez avancée pour qu'ils puissent travailler à l'éducation des autres, il leur donna la volée.

On assure que la gente ailée, imitatrice de sa nature, prit goût à la musique de Rouget de l'Isle, et que pendant plusieurs années, on entendit plus que la Marseillaise au fond des bois.

Plus tard, la France change de musique et la plupart de nos virtuoses qui n'avaient pas varié à temps leur répertoire, tombèrent sous le plomb des gardes champêtres.

Un seul avait échappé à toutes les poursuites de l'autorité. Invoquant le droit d'asile, il s'était retiré dans le jardin de l'abbaye de Mondaye.

Le malheureux s'est avancé hors de ses limites, et il a payé de sa vie sa rupture de ban. Les années avaient singulièrement altéré la nuance primitive de son plumage noir et lustré. Au physique comme au moral, il était passé à l'état de merle blanc.

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Mardi 21, à neuf heures du soir, des cris d'alarme signalaient un incendie du côté de la commune de Juaye-Mondaye. Guidés par une lueur enflammée, les habitants des localités voisines arrivaient en foule sur le lieu du sinistre. Le feu, alimenté par un fort vent d'ouest, avait déjà envahi, sur une longueur de vingt mètres  environ, la toiture en chaume de l'habitation d'un sieur Boisloré, voiturier, qui venait de se coucher et qui n'a eu que le temps de se sauver en chemise, avec ses trois enfants et sa belle-mère.

Dans l'impuissance absolue de sauver la couverture incendiée, les travailleurs se précipitèrent dans l'intérieur des appartements, et, au risque de se voir abîmés sous les planchers embrasés, parvinrent à retirer, non sans de nombreuses avaries, les meubles et les autres effets mobiliers. Trois tonneaux, dont un plein, n'ont pu être sauvés.

Tous les travailleurs accourus des environs ont fait preuve d'un courageux dévouement, qu'on pourrait à bon droit comparer au zèle et à l'intrépidité des braves pompiers de Bayeux. Le sieur Petit, cocher, a enlevé un fusil chargé et déjà fortement échauffé. On signale aussi la hardiesse et l'énergie du sieur Ameline, jardinier à Juaye.

Grâce aux généreux efforts des travailleurs, et malgré l'insuffisance des moyens matériels de secours, on était parvenu vers minuit à éteindre complètement l'incendie. La cause de ce nouveau sinistre n'est pas connue. On a pu constater seulement que le feu a pris à l'extérieur de la toiture et du côté où soufflait le vent d'ouest en ce moment très grand.

 

Avril 1878   -  Travaux.  -  Le ministre de l'instruction publique a accordé 1 200 fr. à la commune de Meulles, pour subvenir à l'agrandissement de la cour de l’école des garçons.

A la commune de Juaye-Mondaye, un secours de 7 900 fr. applicable aux frais de construction de l'école de Juaye-Mondaye.  

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes, dans l’arrondissement de Bayeux : Le Breuil, une école mixte ; Juaye-Mondaye, de 2 écoles ; Longraye, d’une école mixte ; Maisons, d’une école mixte ; Hottot, d’une école de garçons.

 

Juillet 1880  -  Incendie.  -  Vendredi 2 juillet, un incendie a consumé une boulangerie avec 300 bourrées qu'elle contenait, appartenant à M. François Lacauve, propriétaire à Juaye-Mondaye.  

 

Octobre 1880  -  Inondation.  -  Qu'a donc fait notre pauvre France ? Toutes les calamités semblent accumulées sur elle. Presque toute;notre région est sous l'eau, plus loin, nos lecteurs trouveront les désastreux détails de cette crue que nous n'avions pas vue aussi forte depuis vingt ans. L'été a été déplorable. Il n'y a pas de pommes, les récoltes ont été faites dans les conditions déplorables, et si le temps continue, on se demande comment on arrivera à faire, le blé. Les pluies qui ont tombé pendant toute la semaine dernière ont considérablement grossi les cours d'eau de notre département. 

Un accident a été causé par l'inondation près de Bayeux. M. Louis Lecomte, fermier de M. de Juvigny, à Ellon, ayant voulu passer avec son cabriolet sur un pont situé près du moulin de Juaye-Mondaye, malgré les eaux qui roulaient par dessus avec une grande vitesse, a vu sa voiture et son cheval entraînés par le courant, il a été assez heureux pour s'accrocher à  une branche d'arbre et regagner le bord. Le cheval a été noyé, quant à la voiture, elle a été retrouvée démolie.  

 

Novembre 1881  -  L’hiver.  -  D'après de récents avis des diverses, agences météorologique les plus dignes de foi, l'hiver de cette année sera l'un des plus rigoureux du siècle, du commencement de décembre à la mi-février, le froid serait très vif, la neige est déjà apparue dans l’Est de la France. Elle est tombée dimanche à Lisieux.

 

Novembre 1881  -  Instruction primaire.  -  Un décret porte que chaque commune va recevoir une subvention extraordinaire destinée à lui rembourser la somme qu'elle doit prélever sur ses revenus ordinaires pour la gratitude de l'instruction.

 

Décembre 1881  -  L’abbaye de Mondaye.  -  Les moines de Juaye-Mondaye, prés Bayeux, viennent de vendre l’abbaye à M. Gérard, fils de M. le baron Gérard, député.

 

Avril 1882  -  Morts accidentelles.  -  Jeudi, à Saint-Pierre-du-Jonquet, le nommé Eugène Palais, 62 ans, de Janville, a eu la colonne vertébrale brisée par un arbre qu'il abattait et qui  est tombé sur lui. La mort a été instantanée.

— Dernièrement, à Noyers, une petite fille, âgée de 6 ans 1/2, appelée Sophie Marie, se rendait à l’école et emportait une chaufferette avec elle. On suppose qu'un coup de vent aura fait tomber un charbon incandescent sur ses vêtements, qui se sont enflammés et lui ont brûlé le côté gauche si grièvement que la pauvre enfant en est morte.

— Samedi, à Esquay-sur-Seulles, le sieur Alfred Soubelle, cultivateur à Condé-sur-Seulles, a reçu un coup de pied de cheval dans le bas-ventre. Ce malheureux est mort mardi.

— Mercredi, le sieur Placide, couvreur, travaillait sur le toit de la maison de M. Val, propriétaire à Juaye-Mondaye, lorsque, venant à glisser, il tomba sur le sol. La mort a été instantanée.  

 

Janvier 1886  -  L’affaire de Juaye-Mondaye.  -  Une enquête a été faite récemment par l'autorité judiciaire, à la suite de la mort d'un enfant de l'école de garçons de Juaye-Mondaye. Le 5 décembre, il était rentré chez ses parents avec des dents brisées et des contusions à la poitrine. Il raconta que l’instituteur l'avait poussé. L'enquête a montré que l’instituteur l'avait simplement écarté d'un revers de main, au moment où l’enfant s'approchait de sa chaire pour voir les bons points qu'il écrivait. Les parents de l'enfant lui avaient défendu sévèrement de grimper sur les barrières et de monter sur un four à chaux voisin de l'école. Il est probable qu'il n'aura pas tenu compte de cette défense, et qu'il sera tombé. Il n'a pas osé l'avouer, car une chute d'une assez grande hauteur peut seule expliquer les accidents auxquels il a succombé le 24 décembre.  

 

Octobre 1891  -  Mort d’un puisatier.  - Samedi, le sieur François Hébert, 55 ans, puisatier, curait un puis à Juaye-Mondaye. Comme on remontait le dernier seau de vase, l'ouvrier qui était au moulinet demanda à Hébert s'il voulait qu'il lui envoie une corde neuve. « C'est inutile, répondit Hébert, l'ancienne est assez solide ». Cette parole devait lui être funeste, car à peine le seau arrivait-il à la margelle du puits, que la corde rompit. Le seau lourdement chargé tomba d'une hauteur de 4 à 5 mètres sur Hébert qui eut la tête écrasée et la colonne vertébrale brisée. La mort fut instantanée. (Source B-N)  

 

Juin 1892  -  Fête.  -  Juaye-Mondaye. — Assemblée St-Norbert et louerie de domestiques, le 3 juillet. Ouverture à 7 h. 1/2. Jeux et divertissements divers, feu d'artifice fourni par. M. Duchemin.  (Source B.N.) 

 

Août 1892  -  Attentats à la pudeur.  -  François Marie dit Maresq, 28 ans, domestique à Juaye-Mondaye, a commis un attentat à la pudeur dans un champ de la commune, sur la jeune Louise Marie, âgée de cinq ans. Maresq a été condamné à 5 ans de réclusion. (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Un novice qui ne l’est pas.  -  Louis Roussel, 55 ans, a été cultivateur, fière novice à Juaye-Mondaye, clerc de notaire et enfin agent d'assurances à Bayeux. Il est poursuivi pour détournements au préjudice de deux compagnies d'assurances : le Soleil pour 4 000 fr., et l'Avenir pour 500 fr. Roussel, de plus, abusant de l'ignorance des assurés, leur présentait un imprimé qui portait en tête « proposition d'assurance, » effaçait le mot proposition et mettait à la place le mot « quittance » et touchait ainsi la première prime. Mais, par le fait, il n'y avait pas d'assurance et, en cas de sinistre, les porteurs de cette quittance n'auraient rien eu à réclamer puisqu'ils n'avaient pas de police définitive approuvée par la compagnie. 

Le prévenu Roussel surchargeait en outre les quittances qui lui étaient envoyées. Il connaissait le curé de Hottot-les-Bagues et allait quelquefois le voir, il en a profilé pour soutirer à la malheureuse bonne du curé une somme de 1 500 fr., ses seules économies. Ce filou, qui est un ivrogne fieffé, a été condamné à six mois de prison.  (Source B.N.)  

 

Février 1894  -  Chronique judiciaire.  -  Femme Victorine Lenocq, 22 ans, vol de zinc au préjudice de la compagnie de l'Ouest et de onze lapins aux époux Marie, à Bayeux, 6 mois. 

— Veuve Varin, 32 ans, à Juaye-Mondaye, avait été condamnée à 3 mois et 1 jour de prison pour vols, fait opposition et reconnaît avoir volé une couverture de cheval, au sieur Hodier. Le tribunal réduit la peine à 2 mois. (Source B.N.)  

 

Septembre 1894  -  Trop de vacances.  Pour l'année scolaire 1893-1894, on arrive, dans les lycées et collèges, au total inouï de 201 jours de congé contre 164 de travail. (source B. N.)

 

Septembre 1894  -  Le vélo.   -  L'Académie a parlé. Tout compte fait, sauf de très rares exceptions, hommes et femmes peuvent, sans danger pour leur santé, monter en vélocipède, cet exercice n'est interdit qu'aux personnes atteintes d'une maladie de cœur. (source B. N.)

 

Septembre 1894  -  Pommes et poires.   -  La récolte varie dans le Calvados. Dans certains endroits, les pommes abondent et les poires sont en moyenne, dans d'autres parties, les poires sont en abondance et les pommes donnent une demi-année. Quoi qu'il en soit, les pommes ne seront pas chères cette année et il ne faut pas les payer au-dessus de un franc la barattée. (source B. N.)

 

Octobre 1894  -  Attention.   -  Une femme. Aimée Gilles, 46 ans, marchande de volailles à Juaye-Mondaye, a été condamnée à 50 fr. d'amende pour vente de gibier en temps prohibé. Deux hôteliers de Bayeux qui avaient acheté du gibier à cette femme, ont été punis de la même amende. (source B. N.)  

 

Décembre 1894  -  Dévaliseurs des morts.   -   La femme Marie Ouf, 49 ans, journalière, gardait, avec sa fille, Blanche Eléonore, 25 ans, une demoiselle Dubosq, propriétaire à Juaye-Mondaye. A peine celle-ci eut-elle rendu le dernier soupir que les deux femmes enlevèrent sous l'oreiller de la morte une somme de 900 fr. qu'elles se partagèrent. La femme Eléonore porta les 450 fr. à son mari, Louis Eléonore, 38 ans, cantonnier, qui se trouve ainsi complice de vol par recel. La mère a été condamnée à six mois de prison, sa fille à trois et son gendre à quinze jours. (source B. N.)  

 

Avril 1898  -  Destruction des hannetons.  -  L'essaimage triennal des hannetons devant avoir lieu en 1898, un crédit de 1 500 fr. a été inscrit à cet effet au budget départemental. Le montant des primes sera de 0 fr. 10 par kilogramme de hannetons ramassés et détruits en présence des maires ou de leurs délégués, et le paiement en sera fait sur la production d'un certificat adressé à la préfecture. (source B N.) 

 

Avril 1898  -  Pêche.  -  Nous rappelons que la pêche de l'écrevisse et de tous les poissons autres que le saumon, la truite, l'alose et l'anguille, est interdite jusqu'au 19 juin. L'anguille ne pourra pendant cette période être pêchée qu'avec l'aide de la bourrache et de la vermée. Les interdictions ci-dessus s'appliquent même à la pèche a la ligne flottante à la main. (source B N.)

 

Avril 1898  -  Tentative de viol.  -  La gendarmerie de Bayeux a procédé à l'arrestation de Léon Bazire, 19 ans, domestique à Chouain. Bazire est inculpé d'avoir, dans un herbage, à Juaye-Mondaye, tenté d'abuser de la jeune Jeanne Molière, 9 ans, écolière, demeurant chez ses parents. à Juaye. (source B N.)

 

Juin 1904  -  Louerie.  -  La grande assemblée Saint-Norbert et l'importante louerie de domestiques auront lieu le dimanche 3 juillet prochain.

Ouverture de la loterie à 8 heures du matin.  -   L'après-midi, jeux et divertissements variés.

Le soir, illuminations, brillant feu d'artifice, retraite aux flambeaux. Il ne sera perçu aucun droit de terrage pour les domestiques.

 

Janvier 1907  -  Un projet de loi contre les corbeaux.  -  M. de Villebois-Mareuil, député de la Mayenne, vient d'élaborer avec le comte Clary, président du Saint-Hubert-Club de France, un projet de loi destiné à donner satisfaction aux chasseurs et aux agriculteurs. Il s'agit de la création de postes de Tierceliers dans toute la France, en vue de la destruction des oiseaux de proie, des petits fauves et principalement des corbeaux. (source M. C.)

 

Février 1907  -  La location des presbytères.  -  Les instructions secrètes du ministère aux préfets. Le gouvernement a eu l'habileté de décharger sur les municipalités du soin de faire exécuter dans les communes les lois sur la séparation. 

Mais il a pris soin de « brider » les maires catholiques, de leur retirer les pouvoirs de location du 5 avril 1884, en faisant insérer dans la loi du 2 janvier 1907 cette prescription que tout bail de presbytères ne sera valable qu'après l'approbation préfectorale.

Lors de la discussion de cette disposition exceptionnelle, le gouvernement, par tactique, la présentait comme une simple formalité. Or, depuis, il a transmis aux préfets des instructions très rigoureuses : ils ont l'ordre d'annuler toute délibération municipale et de rejeter tout bail de presbytère dont le prix du loyer ne serait pas en rapport avec la valeur locative.

En fait, les maires ont toute liberté pour accentuer la rigueur des lois de séparation, mais il leur est impossible, sans se heurter au veto des préfets, d'en atténuer les mesures draconiennes dans une mesure quelconque et pour les motifs les plus légitimes. Les maires peuvent « serrer la vis », ils ne peuvent pas la « desserrer ».

On voit que le libéral Briand continue à combattre l'Église à «coups de libertés ». (source M. C.)

 

Février 1907  -  Élection d’un maire.  -  Le conseil municipal de Juaye-Mondaye s'est réuni dimanche, a l'effet de procéder à la nomination d'un maire M. Léon Brisset, précédemment adjoint de la commune, a été élu au premier tour de scrutin. (source M. C.)  

 

Mars 1907  -  Maison cambriolée.  -  En l'absence de M. Auguste Renault, propriétaire à Juaye-Mondaye, des  malfaiteurs se sont introduits chez lui, dimanche dernier, en brisant un carreau de la fenêtre de la cuisine et en fracturant la serrure de la porte. 

Ces malfaiteurs, qui devaient être au moins au nombre de deux, et qui jusqu'à présent sont demeurés inconnus, ont fait main basse sur quantité d'effets d'habillement et de linge, le tout estimé 110 francs environ. Une enquête est ouverte. (source M. du C.)

 

Mai 1912  -  On a trouvé sur la route le cadavre du nommé Albert Lacauve dit "Cotentin", 54 ans, journalier à Juaye-Mondaye, foudroyé par une congestion cérébrale. (source O. E.)

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du  31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de  fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église ; Lion-sur-mer : Clocher de l'église ; Lisieux : Église Saint-Pierre, Église Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Féves, Maison dite " le manoir de salamandre ", rue aux Féves. Maison dite " le manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-Boucherie ; Longues : Église de Marigny, etc ...

 

Mai 1915  -  Mort glorieuse.  -  Est mort pour la patrie : MM. Pierre Marie, Désiré Roger, de soldat au 46e de Juaye-Mondaye.

 

Juillet 1915  -  Nouvel hôpital.  -   On doit transformer les bâtiments de l’ancienne abbaye pour en faire un hôpital de convalescence à l’usage des soldats belges.  

 

Février 1917  -  A éclaircir.  -  Mme Paul, 31 ans, demeurant à Juaye-Mondaye, canton de Balleroy, accoucha seule, l'autre nuit. Elle s'évanouit, et, quand elle reprit connaissance, son enfant était mort. Une enquête a été ordonnée.

 

Août 1918  -  Décoration.  -   M. Brisset , maire de Juaye-Mondaye , vient d'être prévenu que l'un de ses fils, le sergent Charles-Ernest, est tombeau au champ d'honneur le 8 juillet dernier pendant le combat de la forêt de Reiz (Aisne). M, Charles Brisset était âgé de 26 ans. Son frère est actuellement au front.

 

Février 1928  -   Nécrologie.   -  Nous apprenons la mort à Juaye-Mondaye du comte du manoir de Juaye, colonel de cavalerie en retraite, officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre du Bain. Ses obsèques auront lieu demain lundi, à 10 heures, en l'église de Juaye.

 

Février 1936  -  Après le rasoir …. La corde.  -  Monsieur Pierre Halbout, 68 ans, domestique à Juaye-Mondaye, village de Galletay, vient de se pendre à son domicile. Le cadavre a été  découvert par Mlle Féret, qui allait soigner les bestiaux. 

Il y a dix-huit mois, M. Halbout avait déjà tenté de se donner la mort en se coupant le poignet avec un rasoir. Il souffrait depuis longtemps d'une grave maladie de reins. (Source M. du C.)  

 

Février 1936  -  L’alcool qui tue.  Madame Tillard, journalière à Juaye-Mondaye, en rentrant de son travail, a découvert le corps de son, mari pendu à une poutre de son grenier. 

M. Louis Tillard était âgé de 34 ans, il était sujet à des crises de paludisme depuis plus de six mois, il s'adonnait malheureusement à la boisson, mais il n'avait jamais manifesté l'intention de se donner la mort. (source M.-C.

 

Juin 1937  -    Les noces d’or sacerdotales.   Jeudi, ont été célébrées en l'église de Juaye-Mondaye, magnifiquement décorée par les religieux de l'Abbaye, les noces d’or sacerdotales du Révérendissime Père Exupère Auvray, abbé de la Communauté.

Une foule immense et un nombreux clergé venu de toute la France et même de Belgique, assistaient à cette fête magnifique et venaient témoigner leur sympathie au vénérable jubilaire.

A 10 heures, le R.P. Auvray célébra la messe d'action de grâces, sous la présidence de Mgr l'Évêque de Bayeux et de Mgr Crets, abbé général de l'ordre des Prémontrés.

Les chants sacrés furent exécutés par la Chorale de l'Abbaye et de la paroisse.

Après l'Évangile, Mgr Picaud prononça une émouvante allocution à la gloire du jubilaire.

A l'issue de cette messe pontificale, un banquet réunit tous le invités, dans le réfectoire de l'abbaye. A la fin du repas, des discours furent prononcés par tous les principaux membres du clergé, par M. Souriau, au nom des laïcs retraitants de Juaye et enfin par l'Évêque de Bayeux et par le R.P. Exupère, qui remercia en termes émus tous ceux qui assistaient à cette fête et qui avaient contribué à son éclat.

A 16 heures, eurent lieu les vêpres pontificales. Enfin, à 21 heures, au milieu d'une foule immense, cette journée de fête se termina par le chant des Complies.

Mgr Even, Supérieur des Chapelains de Notre-Dame de Pontmain, prononça une touchante allocution. Puis, une longue procession portant les reliques de Saint-Norbert se mit en marche et regagna la Communauté, tandis que la Chorale chantait le « Te Deum final ». (source M. du C.)  

 

Août 1937  -  Les effets de l’orage dans le Bessin. -  Au cours du violent orage qui s'est abattu sur la région de Bayeux, la foudre est tombée à plusieurs endroits : rue Larcher, sur l'église Saint-Exupère et sur le transformateur électrique de la place de la Halle.

Elle est tombée également à Sommervieu et à Juaye-Mondaye où elle a incendié un sapin dans le parc du Château. 

Sur le secteur de Ryes et vers la région de Ver et Courseulles, les communications téléphoniques ont été coupées dans la soirée. Fort heureusement, on ne signale aucun accident de personne. (source M. du C.)  

 

Février 1938  -  Coup de tonnerre à Berlin !   -   Hitler se proclame seul chef des force du Reich et renforce le pouvoir des Nazis.

Devant l'impossibilité d'imposer à l'armée un chef militaire, le chancelier Hitler a assumé la direction immédiate de l'armée. 15 généraux sont mis à la retraite. (source le M. du C)

 

Février 1938  -  Mort en émondant un arbre.   -   M. Désiré Lequesne, 58 ans, ouvrier agricole, à Juaye-Mondaye, était occupé mercredi dernier, vers 17 heures, à émonder un arbre dans un camp appartenant à son patron, M. Boucher, lorsque tout-à-coup, sans même pousser un cri, il s'affaissa sur le sol.

Des témoins accoururent aussitôt pour lui porter secours, mais malheureusement leur aide ne put être utile, car M. Lequesne décéda quelques minutes plus tard. (source le M. du C)

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

 Octobre 1941   -   A l'Abbaye de Mondaye.   -    Élu en remplacement du R. P. Auvray, décédé il y six mois, le R. P. Norbert Huchet, 40e abbé de notre vieille Abbaye bessinoises,  vient de recevoir la bénédiction abbatiale des mains de Mgr Picaud, évêque de Bayeux et Lisieux.

Ce fut une grandiose cérémonie, qui se déroula en présence d'une foule nombreuse d'ecclésiastiques et de laïcs. Le nouvel abbé-élu avait, comme assistants, les R. P. dom Alphonse Gaillard, abbé de la Source, à Paris, et dom Salmon, abbé de St-Jérôme, à Rome, tous deux prélats de l'Ordre de Saint-Benoît.

Dans la splendide église abbatiale, riche de trésors d'arts magnifiques et parée, pour la circonstance, de tous ses atouts de grande fête, on remarquait la présence, autour de Mgr Picaud, de NN. SS. Fallaize, évêque de Thmuis, des Hameaux, Lemercère et Adam.

Après trois heures de cérémonie d'intronisation, aux rites compliqués et émouvants, s'éleva un « Te Deum » d'allégresse, entonné par le chœur des Pères. Puis un très long cortège  conduisit en son abbaye le nouvel abbé, successeur de ce Roger de Juës qui, au XIIIe siècle, fonda le monastère sur le petit « Mont d'Aë », que l'Aure arrose.  

 

Septembre 1943    -   Fait divers.   -  Un grave incendie s'est déclaré dans un bâtiment de la ferme de M. Raucher, à Juaye-Mondaye et a vite pris de très graves proportions. Les pompiers qui durent aller chercher l'eau à 900 m. de là, ne purent que faire la part du feu.

Le bâtiment de 14 m. sur 10, ou se trouvaient 18.000 Kilos de foin, a été entièrement détruit. On sauva cependant une charrette pleine d'orge, un pressoir, un moteur, divers accessoires. Les causes de ce sinistre n'ont pu être établies, mais on écarte toute idée de malveillance.  

 

Novembre 1947  -    L’aide aux aviateurs alliés.  -  Lors d’une récente cérémonie à l’Ambassade d’Angleterre à Paris, S. Exe. M. Duff Cooper a remis la « King’s Medal » à M. et Mme Septime Humann, de Juaye-Mondaye. Durant l’été 1942, M. et Mme Humann recueillirent un capitaine anglais qui réussit à gagner l’Espagne.

Arrêté en avril 1943 pour assistance à cet officier et incarcéré à Fresnes, M. Humann ne dut son salut qu’à l’opiniâtre silence opposé par sa femme aux interrogatoires des Allemands. (source B. L.)

 

Novembre 1947  -    Le désobusage dans le Bessin.  -  Le chef de secteur du Service de Désobusage, secteur de Bayeux, informe les maires intéressés, que les services fixés au château de Sully ont pris fin le 31 octobre 1947. 

Toutefois pour les engins mines et obus qui pourraient être découverts, il reste dans le département du Calvados une équipe dite de « Sécurité ». S’adresser jusqu’à nouvel avis à M. Albert Madelaine, à Sommervieu. (source B. L.) 

JUAYE-MONDAYE   -  La Boulangerie

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