LASSY

Canton de Condé-sur-Noireau

Les habitants de Lassy sont nommés les Lasséens et les Lasséennes.


Juin 1868   -   La sécheresse.    -   Depuis plus de 15 jours, nos cultivateurs demandaient de l'eau, leurs voeux sont exaucés, il a plu. La terre est tellement sèche que cette pluie n'est peut-être pas encore suffisante, mais elle aura toujours rendu de grands services.

L'orage de vendredi et dimanche a été peu violent à Caen, et les nouvelles que nous recevons de divers points du département nous disent qu'il n'y a occasionné que d'insignifiants dégâts. Il n'en a pas été de même dans l'Eure où, outre la pluie, il est tombé de la grêle.

Dans les environs de Bourg-Achard, de l'arrondissement du Havre, les colzas ont légèrement souffert, ainsi que les blés qui se sont couchés en quelques endroits. Somme toute, la grêle n'a pas occasionné trop de graves avaries. La récolte des pommes de terre continue de donner des plus belles espérances.

La moisson est déjà commencée dans le Midi, et partout elle se présente sous le plus belle aspect.

 

Août 1868   -   Les récoltes.   -   A cause de la chaleur exceptionnelle et persistante de cette année, les moissons sont avancées de quinze jours au moins, les vendanges le seront, dit-on, de trois semaines, la maturité des fruits de toutes espèces est extraordinairement précoce.

Il n'est pas jusqu'aux huîtres qui se ressentent de cette prodigalité de chaleur, ces mollusques qui, d'ordinaire, ne sont mangeables que dans la seconde quinzaine d'août et dont les gourmets s'abstiennent généralement avant cette époque à cause du frai, qui rend les sucs de l'huître visqueux et troubles, sont dès à présent limpides, frais et savoureux comme en automne.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.

 

Août 1868   -   Un rappel.   -   Nous croyons le moment opportun pour appeler que le 23 juillet, la Cour impériale d'Aix a décidé que le fait de se baigner sans vêtement constitue non pas seulement une contravention de police, mais bel et bien un outrage public à la pudeur prévue par l'art. 330 du Code pénal et  puni, sauf l'admission de circonstances atténuantes, d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de 16 à 200 fr.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.  

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Le nommé Alphonse Roussel, âgé de 49 ans, qui, depuis le 20 novembre dernier, avait trouvé moyen, en se cachant dans la campagne, de se soustraire à la peine de trois mois de prison qui a été prononcée contre lui par le tribunal correctionnel de Vire, dans son audience du 23 octobre dernier, pour bris de clôtures et violation de domicile, a été arrêté vendredi dernier, sur le territoire de la commune de Saint-Jean-le-Blanc.

La brigade de gendarmerie de Condé, qui se trouvait en tournée dans cette commune, apprit que le condamné avait été vu, la veille, travaillant au bottelage du foin dans un pré appartenant au meunier Marivingt. Les gendarmes se transportèrent dans le champ en question, mais on leur dit que Roussel travaillait ce jour-là sur un autre pré, village, de la Plumaudière, commune de Lassy. Ils s'y rendirent, accompagnés du garde champêtre, M. Prosper Dufay, et aperçurent en effet Roussel au milieu d'une troupe de huit à neuf botteleurs. Roussel, comme on sait, avait déclaré à qui voulait l'entendre, qu'il se défendrait avec énergie et qu'il n'hésiterait pas à planter son couteau dans la gorge du premier qui tenterait de s’emparer de sa personne.

Les gendarmes se formèrent donc en triangle, et le  garde champêtre qui, à cause de ses vêlements civils, devait exciter le moins, de défiance, chez le condamné s'avança seul vers les travailleurs. Roussel, à l'approche du garde champêtre, voulut se mettre sur la défensive, mais celui-ci le saisit courageusement à la gorge, et malgré sa vive résistance parvint à s'en rendre maître. Les compagnons de Roussel firent un mouvement pour le secourir, mais les gendarmes étaient déjà réunis, et l'arrestation du malfaiteur s'acheva sans aucune autre difficulté.

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Lundi dernier, un vol a été commis à Lassy, au préjudice de M. Jacqueline, cultivateur.

Les malfaiteurs, mettant à profit l'absence de M. Jacqueline, qui travaillait aux champs, se sont introduits dans la maison par la fenêtre, d’où ils ont brisé une vitre afin de faire jouer l'espagnolette. Celui des deux voleurs qui se chargea de cette opération dut se blesser légèrement, car on remarquait des gouttes de sang sur les barreaux delà croisée. Quoiqu'il en soit, les rôdeurs entrèrent dans la maison et l'explorèrent. Ils découvrirent dans une armoire une somme de 160 francs en or dont ils firent leur profit. Ils grimpèrent ensuite au premier étage où, on retrouva l'empreinte de leurs pas, mais ne découvrant là rien à leur convenance, ils détalèrent avec l'argent. La jeune domestique de la maison, qui rentrait en ce moment, les aperçut et courut prévenir son maître.

Le garde champêtre de Lassy, assisté de M. Larcher, cultivateur en cette commune, se mit à la recherche des coupables, qu'on avait vus fuir dans la direction de Danvou. Vers le milieu de la nuit, les malfaiteurs furent enfin atteints à Plessis-Grimoult, ils avaient pris gîte dans l'auberge tenue, par le sieur Seguin. Le garde champêtre leur fit avouer le vol, et les tint sous sa garde jusqu'à l’arrivée de la gendarmerie qu'il avait fait prévenir.

Ces deux particuliers, qui n'ont guère qu'une vingtaine d'années, étaient vêtus de grandes blouses au moment de leur arrestation, ils ont déclaré se nommer l'un Mésange, l'autre Bidard, et être domiciliés tous deux à Condé-sur-Noireau. 

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

Juillet 1872   -  Chasse et récolte.   -  L’ouverture de la chasse aura lieu, dans notre département, vers les premiers jours de septembre, car la rentrée des récoltes ne pourra être terminée que tardivement cette année, en raison des nombreux blés couchés par les orages.

 

Août 1872   -  Loi sur les boissons.   -  Tout détenteur d'appareils propres à la distillation d'eaux-de-vie ou d'esprits est ténu d'en faire, au bureau de la régie, une déclaration énonçant le nombre et la capacité de ses appareils.

 

Août 1872   -  La fin du monde.   -  On sait que la fin du monde avait été prévue pour le 5 de ce mois, elle n'a pas eu lieu, parce qu'elle a été, paraît-il, remise au 12 août, selon les uns, et selon les autres, au 15 août, fête de l'ex-empereur.

 

Août 1872   -  Nécrologie.   -  M. l'abbé Boutrois, curé de Lassy, est mort, dimanche dernier, dans sa 58 année.

 

Décembre 1878   -  Neige et gelée.  -  La neige et la gelée qui ont fait leur apparition dans notre département retardent encore les nombreuses semailles en blé déjà retardées par les pluies. Sur certains points du département, il y a de vingt à trente centimètres de neige.

 

Décembre 1878   -  Secours et travaux.  -  Le ministre a accordé à la commune de Lassy un secours de 2 000 f. pour réparer l'église et le presbytère. 

Un secours supplémentaire de 1 400 fr. a été accordé à Ouilly-le-Tesson pour acquitter les frais d'installation de deux écoles. 

A Allemagne, pour réparation à l'école, 1 300 fr. ; à Saint-Marc-d'Ouilly, pour construction d'école, 1 300 fr.  

 

Janvier 1879   -  La neige et les inondations.  -  Une partie de la France a été pendant plusieurs jours enfouie sous les neiges. Sur beaucoup de points, la circulation a été interrompue.

Dans le Calvados, la ligne de la mer a dû suspendre son service. La neige a atteint dans certains endroits plus de trois mètres de hauteur. Dans un grand nombre de localités, on se plaint  que les cantonniers n'aient pas été, dès les premiers jours, envoyés sur les routes pour déblayer. Sur la route de Pont-l'Évêque à Bonnebosq, on nous signale des excavations produites par  les eaux, ayant pour cause des puits creusés il y a longtemps pour extraire de la marne ou des moellons, à l'administration des ponts et chaussées de veiller.

Au dire des anciens, il faudrait remonter à cinquante ans pour trouver l'exemple d'une semblable avalanche de neige. Pendant l'hiver 1829-1830, on avait été obligé d'employer des soldats de la garnison de Caen pour tracer des voies sur les routes aboutissant à Caen, les neiges relevées sur les côtés du chemin formaient un talus de 4 à 5 mètres de hauteur. De distance en distance on avait réservé des espaces pour le croisement de deux voitures. C'est le mardi 7 janvier que la neige a commencé à tomber, il y a cent soixante-dix ans, jour pour jour (le 7 janvier 1709), entre 8 et 9 heures du soir, le vent qui était au midi et à la pluie, tourna subitement au nord et à la neige. Le froid fut tellement intense que le pain et l'eau gelaient auprès du feu, les prêtres à l'autel étaient obligés de faire mettre un réchaud plein de feu à côté du calice qui gelait encore, malgré cette précaution.

Le dégel qui s'est produit va amener des inondations, tous nos cours d'eau débordent. Sur les rives de la Loire, la consternation est grande, des villages entiers sont sous l'eau, à Nantes, plusieurs quartiers sont submergés. Les dégâts sont incalculables. L'évêque de Nantes fait un appel à la charité des fidèles en faveur des victimes des inondations. L'une des plus grandes inondations occasionnées en Normandie par les neiges est celle du 2 février 1508. Tous les cours d'eau débordèrent, la Seine s'éleva à trois pieds au-dessus des rives.

 

Janvier 1879   -  Secours.  -  A Lassy, un secours de 2 000 fr., a été accordé pour réparations à son église.  

 

Octobre 1879   -  Pêche.  -  La pêche du saumon, de la truite et de l'ombre-chevalier est interdite dans tous les cours d'eau du département, depuis le 19 octobre, au coucher du soleil, jusqu'au premier février 1880, au lever du soleil. Cette interdiction s'applique à tous les procédés de pêche, même à la ligne flottante à la main. 

 

Novembre 1879  -  Incendie suivi de mort,  -  Le 15 octobre dernier, deux enfants âgés, l'un de cinq ans, aveugle, l'autre de trois ans, appartenant aux époux Graindorge, habitant le village de la Plinodière, à Lassy, avaient été laissés seuls à la maison pendant que le père était à son ouvrage et que la mère gardait une vache à quelque distances de son logis. Ces enfants ont dû prendre du feu dans le foyer avec un petit plat en étain qui leur servait de jouet, et porter ce feu sous un tas de linge placé dans la chambre. La fumée intense qui s'est produite à la suite de la combustion de ce linge, a asphyxié l'an des malheureux petits enfants. Les voisins ayant aperçu cette fumée se sont hâtés pour porter secours, mais elle était si épaisse qu'aucun n'a d'abord pu pénétrer dans la chambre. Cependant M. Jacques Bonvoisin, vieillard de 75 ans, y a courageusement pénétré, et est parvenu à retirer les enfants presque morts. Le plus jeune a succombé le lendemain, et l'aîné a pu être sauvé par les soins empressés qui lui ont été donnés, Ce n'est que jeudi 6 novembre que l'autorité a eu connaissance de cet accident. 

 

Juin 1883  -  Est-ce un fou ?    Dernièrement, à Lassy, en l'absence de la dame Buffard, un inconnu s'est introduit chez elle et n'y a trouvé que sa mère, âgée de 90 ans. Après l'avoir menacée, il est allé à la cave, à bu au tonneau et est reparti sans refermer la chantepleure. La dame Buffard a perdu ainsi 400 litres de cidre, valant 60 fr. On croit que cet individu est de St-Martin-de-Sallen et est fou.  

 

Avril 1888  -  Chute d’une cloche.  -  Le sieur François Collas, maréchal, le sieur Berthe, sacristain, et son fils, étaient occupés, sous la tour de l'église de Lassy, à sonner la grosse cloche, quand un craquement qui se produisit en haut les fit se ranger en toute hâte le long des murailles. Il était temps: la cloche, du poids de 800 kilos, venait de se détacher de son appui, et, après avoir défoncé le plancher de la tour, s'abattait à leurs pieds avec un bruit épouvantable. Les trois hommes, fort heureusement, en ont été quittes pour la peur. La cloche devra être refondue; elle était dans la tour depuis une vingtaine d'années.  

 

Février 1890  -  Bain froid.  -  La semaine dernière, à Lassy, le sieur Pierre Michel, marchand de vaches à Lénault, est tombé dans la Druance avec son cheval et sa voiture. On suppose  que Michel s'était endormi. On a eu beaucoup de peine à les retirer tous deux. Michel en a été quitte pour un bain.  (Source B.N.)

Février 1890  -  Quitte pour la peur.  -  Dernièrement, le sieur Lelouvier, cultivateur à Lassy, conduisait sa vache au marché de Vire et marchait derrière la voiture de Mme Cautru. Au pont de Vaudry, la vache s'emporta, Lelouvier fut jeté à terre et une roue lui passa sur une épaule. Il en a été quitte pour des contusions. Mais la vache est disparue.   (Source B.N.)

 

Juillet 1890  -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté à Lassy et a consumé des bâtiments et objets mobiliers appartenant au sieur Pierre Colin, Perte 6 500 fr.   (Source B.N.)

 

Août 1892  -  Attentats à la pudeur.  -  Pierre Hellouin, 16 ans, domestique à Lassy, est un maraudeur de la pire espèce. II est poursuivi pour tentative de viol sur la demoisel  Catel, servante à Lassy et la demoiselle Berthe Lemonnier, habitant le Plessis-Grimoult. Hellouin a été condamné à 5 ans de travaux forcés. (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche, le sieur Léon Letellier, cultivateur à Lassy, allant au bourg du Theil, rencontra sur la route les frères Champs qui lui demandèrent à monter dans sa voiture, ce qui fut accepté. Voyant la complaisance de Letellier, les frères Champs le décidèrent à les conduire jusqu'au bourg de Saint-Jean-le-Blanc. Arrivé au pont Safré. le cheval, ayant eu peur recula sur le bord de la route et précipita la voilure au bas du remblai haut, de 2 m. 50. 

Dans cette chute, les frères Champs se sont trouvée pris sous la voiture, et l'un d'eux succombé aux suites de ses blessures. Quant au sieur Letellier, il en a été heureusement quitte pour la peur.  (Source B.N.)   

 

Mars 1893  -  Jument méchante.  -  Ces jours derniers, à Lassy, le sieur Lelouvier, cultivateur, soignait ses chevaux lorsqu'une jument méchante lui lança un coup de pied qui lui fractura la cheville du pied en deux endroits. Le sieur Lelouvier se hissa dans le râtelier, pendant que la jument continuait de frapper à droite et à gauche. L'état du blessé n'est pas grave. (Source B.N.)

 

Avril 1893  -  Écrasé.  -  Le sieur Aimable Gosselin, cultivateur à Lassy, revenait de Viessoix avec un tonneau de cidre qu'il amenait à Lassy. Près du bourg de Pierres, Gosselin, qui conduisait l'attelage, se retourna pour avertir son compagnon de serrer moins fort la mécanique de la voiture. En faisant cette observation, Gosselin tomba si malheureusement que la roue de la voiture lui passa sur la poitrine. La mort fut instantanée. On croit que la chute a été causée par la rupture d'un anévrisme. Gosselin, qui était très estimé, laisse, une veuve et deux jeunes enfants. (Source B.N.)

 

Juin 1899  -  Incendie.  -  Un incendie s'est déclaré à Lassy, hameau de la Malestraie, dans un bâtiment non habité à usage d'exploitation, appartenant à M. Désiré Lebaron, âgé de 46 ans, propriétaire.

On avait fait la lessive dans ce bâtiment ; il était 8 heures et demie du soir, M. Lebaron, entendit un bourdonnement, sortit et vit que le feu avait pris dans la couverture de paille près de la cheminée. Il appela un voisin, mais, en vingt minutes, il ne restait plus rien de la toiture.

Deux armoires contenant du linge, une petite armoire, deux lits complets, des bijoux en or, des chaises, des outils, du blé, du sarrasin, du foin, etc... ont été la proie des flammes. Les pertes, tant pour l'immeuble que pour les objets mobiliers, atteignent 7000 francs. Il paraît qu'on se serait servi de bois pour la construction de la cheminée ; l'incendie proviendrait d'un vice de construction.  

Octobre 1899  -  Le feu.  -   Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a détruit un bâtiment à usage d'exploitation sis à Lassy, hameau d'Ecorcheboeuf, exploité par le sieur Isidore Leconte, cultivateur. Ce bâtiment appartient à M. Lucien Dupont, propriétaire, demeurant dans ladite commune.

Deux porcs qui étaient enfermés dans la boulangerie ont péri dans les flammes. Une certaine quantité de bois de chauffage une charrue n'ont put être sauvés. Les causes de ce sinistre sont inconnues.

 

Juillet 1901  -  Vache foudroyée. -  Pendant un violent orage qui a éclaté la nuit, une vache qui était à la chaîne et appartenait à Mme Veuve Prospèr Duboscq, du village de la Grainebeaucaire, a Lassy, a été tuée par la foudre.

 

Janvier 1908  -  Un arrêté de non-lieu.  -  On se souvient de l'émotion que causa au mois de septembre dernier l'assassinat d'un nommé Alexandre Leroy, propriétaire à Lassy, tué par sa  femme à coups de pincettes. Écrouée à la prison de Vire, la femme Leroy, fut dès le début de l'instruction mise en liberté provisoire.

L'instruction a démontré que la malheureuse femme avait eu beaucoup à souffrir des brutalités de son mari, alcoolique invétéré. Le jour du crime, notamment, Leroy était rentré ivre chez lui et avait fait à sa femme une scène de violence, au cours de laquelle, il la menaça de son fusil. C'est alors que l'accusée saisit des pincettes et en frappa l'ivrogne de coups nombreux que déterminèrent la mort. Un arrêt de non-lieu vient d'être rendu en faveur de la femme Leroy. 

 

Octobre 1923  -  Service postale.  -  Une agence postale sera ouverte à Lassy (Calvados), le premier novembre prochain. La circonscription postale de ce bureau, comprendra la seule commune de Lassy.

Le libellé de l'adresse des correspondance sera désormais rédigé comme suit : Monsieur X… profession…. à Lassy, Calvados.

 

Décembre 1923  -  Une fillette brûlée vive.  -  Les époux. Hergault, dont le mari, cantonnier et gard-Champêtre avaient la garde d'une filleule Albertine Gohier, 9 ans, pupille de l'Assistance. publique, dont les parents, habitants le Nord, ont disparu au cours de la guerre.
Mme Hergault, était partie avec sa propre fillette à l'hôpital de Falaise, la petite devait subir une opération, laissant à son domicile la jeune Gohier, en compagnie d'une autre pupille de l'Assistance publique, Gabrielle Jean, âgée de 13 ans. M. Hergault était à  son travail.
Pendant l'absence des Époux Hergault, les fillettes voulurent faire cuire des pommes de terre et se mirent à  faire du feu. La petite Gohier portait une robe de pilou, qu'une étincelles enflamma. Sa compagne alla prévenir une voisine, mais quand elle arriva, l'enfant n'était qu’une torche vivante qu'on éteignit à l’aide de seaux d'eau et en la roulant dans une couverture; le corps ne formait plus qu’une plaie.

M. le docteur Cailloué ordonna immédiatement le transport de l'enfant à l'hôpital de Falaise ou tous les soins lui furent prodigués, mais inutilement. car elle mourut dans la nuit, après d'atroces souffrances, sans avoir perdu connaissance et montré un courage et une résignation surprenants.
La population de Lassy a été vivement émue de cet accident. Les parents nourriciers de la petite victime, sont bien considérés. 

LASSY (Calvados)   -  Le Bourg

LASSY   -   Le Bourg

3.  LASSY (Calvados)   -  Une Rue du Bourg

Procession de 1er Communion

LASSY   -   Une vue du bourg

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