UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS 1
LÉCAUDE  

Canton de Mézidon-Canon 

Les habitants de la commune de Lécaude sont des ....................................


Février 1846   -   Cour d’Assise du Calvados .  -  En 1843 et 1845, des vols d'eau-de-vie furent commis à Lécaude (arrondissement de Lisieux) au préjudice du sieur Manneville, propriétaire dans cette commune. Ces vols eurent lieu avec la circonstance aggravante de fausses clés.

Louis-Victor Le Roi et Ferdinand Marc, journaliers, sont traduits devant le jury comme accusés de ces crimes. Le Roi avoue non-seulement avoir été le co-auteur des vols, mais il soutient de plus qu'il a été entraîné à les commettre par les suggestions de Ferdinand Marc. Celui-ci nie absolument et avec la persistance la plus tenace tous les faits mis à sa charge par son co-accusé et par le ministère public.

Reconnus coupables tous les deux, avec circonstance atténuantes, Louis Victor Le Roi est condamné à 3 années de prison, et Ferdinand Marc à 5 années de la même peine. (Source  : Journal de Honfleur)

 

Février 1867   -   Par décret.   -   Par décret impérial, la commune de Lécaude est autorisée a emprunter 10 000 francs, pour le paiement de son contingent dans les dépenses d'établissement d'un chemin vicinal d'intérêt commun de Mesnil-Mauger à Lisieux.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Un incendie dont la cause est inconnue a éclaté dans la nuit du 25 au 26 novembre, vers onze heures du soir, et a consumé en partie un bâtiment et des objets aratoires appartenant à Aimable Gabrie, journalier, et Pierre Prieur, propriétaire à Lécaude. 

La perte approximative est évaluée pour Gabrie à 528 fr. et pour Prieur, à 2,000 fr. Ce dernier était seul assuré.

 

Mai 1878   -  Orage.  -  Un violent orage s'est abattu samedi matin sur le Calvados, la foudre est tombée à divers endroits. Vers 8 heures, le tonnerre grondait et faisait fracas, toute la contrée comprise entre Crèvecœur et Bonnebosq était en feu. Vers huit heures, le fluide frappait le clocher de Rumesnil, fondait les cloches, et en moins d'une heure, cette coquette église était la proie des flammes. Tout est brûlé, les saints, les chapelles, le mobilier, il ne reste que les quatre murs de clôture. Les pompiers de Bonnebosq n'y ont rien fait, pas plus que ceux de Cambremer. La perte est évaluée à 40 000 fr. environ. Cet édifice était assuré pour 24 000 francs à deux compagnies.

Pendant ce temps-là, la foudre continuait à tomber à droite et à gauche, sur les arbres et dans les herbages. Au village des Maréchaux, à Bonnebosq, la famille Vesque était en train de déjeuner, quand le tonnerre, entrant sans être invité, renversait tout le monde, dépavait l'appartement, montait dans les chambres, commençait un incendie en brûlant quelques bonnets de coton, découvrait la maison et disparaissait. Un jeune domestique de l'habitation est resté près d'une heure sans connaissance.

Vers Manerbe, on a des accidents matériels à déplorer, ainsi qu'à Lécaude.

Les effets de cet orage se sont également fait sentir sur le département de l'Orne. Samedi à 7 heures du matin, la foudre est tombée sur l'église de Sainte-Honorine-la-Chardonne, dans laquelle se trouvaient réunis une certaine quantité d'enfants qui se préparent à la première communion. Le vicaire de la paroisse, qui disait la messe à ce moment, a été renversé par le fluide, et a laissé tomber le calice, dont la coupe s'est détachée du pied. Le prêtre, étourdi par la commotion, a pu se relever quelque temps après. Mlle Aimée Labbé, âgée d'une soixantaine d'années, qui assistait à la messe avec plusieurs parents des jeunes communiants, a été également jetée à terre et, on la transportée chez elle avant qu'elle eût repris connaissance. Elle en a été quitte aussi pour quelques contusions sans gravité. Les dégâts à l'église sont assez importants. La tour a été trouée et les ardoises du côté droit de l'église ont été arrachées et brisées. Le trou que le tonnerre a fait dans la tour, en s'introduisant dans l'édifice, est d'un diamètre de 70 centimètres environ.

Dans la même commune, au village du Brieu, la foudre est tombée sur les bâtiments de la ferme occupée par M. Auguste Hébert. Une vache, d'une valeur de 400 fr. environ, a été tuée. La perte est assurée.

 

Février 1880  -  Bons et secours.  -  Des secours pour construction ou réparation d'écoles ont été accordés aux communes suivantes : 8 000 francs à St-Gatien, construction d'école de garçons et de filles ; 840 fr. à Lécaude  ; 1 200 fr. à Carpiquet, ; 700 fr. à St-Louet-sur-Seulles, et 800 fr. à St-Germain-de-Langot, réparations aux bâtiments scolaires.

 

Août 1883  -  Danger des armes à feu.    Lundi, une femme Lancelot, âgée de 59 ans, journalière à Lécaude, était occupée à coudre dans sa maison, quand le jeune Oscar Lecesne, âgé de 10 ans, vint jouer auprès d'elle avec un fusil. Oscar eut l'idée de faire partir des capsules qu'il avait en sa possession . Il en mit une sur la cheminée du fusil et lâcha la détente. Malheureusement le fusil était chargé, le coup partit, et les plombs, après avoir déchiré les chairs de la main droite et de la poitrine de la femme Lancelot, lui fracturèrent la paume de la main gauche.  

 

Août 1886  -  Charivari.  -  Mardi à Lécaude, on faisait un charivari à un mari dont la justice, venait de prononcer la séparation de corps d'avec sa femme. En entendant le bruit, le mari mit la tète à la fenêtre de sa  chambre. Au même moment, un coup de fusil retentit et la balle fut se loger dans le plafond. Ce coup de feu avait été tiré par  le nommé Gustave Hunont, 22 ans, né à Bretteville-sur-Dives, soldat au 65e de ligne, en garnison à Nantes, qui était en permission de trente jours. Il a été arrêté sous la prévention de tentative d'assassinat.  

 

Août 1892  -  Un mauvais père.  -  La gendarmerie a arrêté Émile Lechevalier, 40 ans, journalier à Lécaude. Une grave accusation pèse sur cet individu, sa petite fille, âgée de 8 à 9 ans, vient de mourir, la brutalité du père, parait-il, n'y serait pas étrangère. (Source  : Le Bonhomme Normand)

Septembre 1892  -  Un sorcier puni.  -  Vers la fin de juillet, la fille des époux Lefèvre, de Lécaude, âgée de 13 ans, fut prise d'une fièvre cérébrale. Les parents disaient qu'elle aboyait comme un chien. « C'est un malfait, dirent-ils. » Le sieur Cudorge conseilla de s'adresser à Constant Hamon, 52 ans, hongreur aux Authieux-Papion, qui défaisait les sorts.

Celui-ci déclara que l'enfant était victime d'un sort. Il la frotta avec du drap bleu, puis avec du baume Opodeldoch. Puis, il retourna chez lui, « afin de travailler pour elle. « Là, en présence de Cudorge, il se livra à des gestes extravagants. Au bout de quelques jours, l'enfant fut perdue. Les parents parlèrent d'appeler le médecin. « Ce n'est pas la peine, leur dit Hamon, si elle doit guérir, je la sauverai. » L'enfant mourut.

En guise de consolation, Cudorge, endoctriné par Hamon, dit aux parents : « C'est heureux, car nous serions morts tous les quatre. »

Le maire ne voulut pas laisser enterrer sans un certificat de médecin. Alors tout se découvrit, et Hamon vient d'être condamné par le tribunal de Lisieux à un mois de prison et 15 francs d'amande. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1892  -  Danger des armes à feu.  -  La semaine dernière, le sieur Hippolyte Biguet, propriétaire et conseiller municipal à Lécaude, était monté avec son fusil dans un pommier, lorsqu'en voulant descendre une branche fit partir les détentes de son arme. Les deux coups le frappèrent au cœur. La mort fut instantanée.

— Le nommé Nicolas Prudent dit Granval, 25 ans, journalier à l'Hôtellerie, s'est enlevé deux doigts d'une main d'un coup de fusil. 

— Jeudi, le sieur Victor Levallois, 39 ans, cultivateur à Berigny, montait en voiture tenant de la main droite son fusil, qu'il prit par le canon pour le jeter dans le fond. Le fusil tomba sur le chien et le coup partit. Levallois a reçu la charge dans la main droite. On a dû lui amputer le poignet à l'hôpital de Bayeux où on l'avait transporté. 

— Dernièrement, les deux fils Aumont, de Neuville, près Vire, s'amusaient avec un vieux pistolet à tirer sur des petits oiseaux. A un moment donné, l'aîné, âgé de 18 ans, tenait l'arme, le chien tomba et le jeune frère, âgé de 15 ans, qui se trouvait à deux mètres, reçut toute la charge dans la main gauche. La main fut labourée par les plombs et le pouce complètement arraché.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

Octobre 1892  -  Père dénaturé.  -  Le 30 juillet, mourait à Lécaude la petite Lechevalier, âgée de six ans, après un séjour de 2 mois chez son père, auquel le grand-père, M. Ménier, de Saint-Pierre-des-Ifs, venait de rendre son enfant. Le maire de Lécaude, ému de certains bruits, exigea que le décès fût certifié naturel par un médecin. 

Le docteur Valette, de St-Julien-le-Faucon, constata que le petit cadavre était noir de coups et il refusa le certificat. Le parquet avisé ordonna l'autopsie et Lechevalier fut arrêté, non pour meurtre de son enfant, mais seulement pour coups et blessures. L'examen médical n'a pas démontré que les coups ont déterminé directement la mort. L'enfant portait au bras droit une large plaie occasionnée par une chute et qui, faute de soins, s'est envenimée et a causé le décès. La pauvre fillette est morte sans qu'un médecin ait été appelé à la soigner. Les voisins de Lechevalier sont unanimes à témoigner de sa brutalité. Le tribunal de Lisieux l'a condamné à 2 ans de prison.   (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1893  -  Tué en travaillant.  -  Samedi, le sieur Lair, ouvrier peintre à Saint-Désir de Lisieux, avait été envoyé par son patron, pour terminer des travaux de peinture au clocher de l'église de Lécaude. 

Lair, qui travaillait à l'extérieur du clocher sur un échafaudage assez étroit, placé à une hauteur de quarante-cinq pieds et installé par les couvreurs, avait à peu près terminé sa besogne. La prudence lui commandait, et son patron le lui avait recommandé, de se servir d'une corde de sûreté pour s'attacher en cas d'accident, Lair n'avait pas jugé à propos d'user de cette précaution. 

Tout à coup, on la vu trébucher et s'abîmer sur le pavé devant le portail de l'église. On attribue cette chute à une insolation. Lair est mort sur le coup, en tombant, il s'est brisé les vertèbres du cou et les deux jambes. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1894  -  Un ivrogne meurtrier.  -  Mercredi de la semaine dernière, le nommé Tranquille Daulne, 32 ans, domestique chez le sieur Bourgeot, à Saint-Désir, avait bu avec un individu resté inconnu. Tous deux étaient gris. Comme ils traversaient l'herbage de Ferdinand Marie, dit Buquet, 59 ans, propriétaire à Lécaude, Daulne tomba. Son compagnon appela alors Buquet en lui disant : « Viens m'aider à relever Daulne, on ne laisse pas un homme dans cet état ». Buquet, qui lui-même était ivre, dit : « Allons d'abord prendre quelque chose, on le relèvera toujours bien après ». On trinqua, puis on revint. Le camarade de Daulne secoua l'ivrogne, mais ce fut en vain, Daulne dormait d'un sommeil de plomb. Alors, Buquet eut une idée d'ivrogne, comme on n'en voit pas : « Attendez, dit-il, je vais bien le réveiller », il prit un fusil le chargea de chevrotines et en déchargea deux coups sur Daulne. Le compagnon alla immédiatement prévenir la gendarmerie de St-Julien qui arrêta Marie dit Buquet. 

L'état de Daulne est très grave, il perd du sang par les voies urinaire. Il est soigné à l'hôpital de Lisieux. Marie dit Buquet est un propriétaire de Lécaude, c'est un alcoolique. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1894  -  La Cocotte.   -  Dans divers cantons de la Manche, limitrophes du Calvados, la fièvre aphteuse prend un tel caractère envahissant que le préfet a pris un arrêté interdisant l'introduction dans le Calvados des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et porcine de la Manche. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1894  -  Tentative d’assassinat.   -  Ferdinand Marie dit Buquet, 54 ans, propriétaire à Lécaude, étant veuf, vivait en concubinage avec sa servante, il était d'un caractère violent et brutal. Il s'adonnait à l'ivrognerie, sa maison était un lieu de débauche et d'orgies, toujours suivies de querelles. 

Le 10 janvier, un sieur Daulne, âgé de 33 ans, et un sieur Duvieux traversaient le pré de l'accusé. Daulne était un peu pris de boisson, Duvieux, qui était tout à fait ivre, tomba sous un pommier. Daube essaya de le relever, mais, n'y réussissant pas, il se dirigea vers l'habitation de Buquet, qu'il trouva attablé à boire avec un sieur Déterville. Daulne but deux verres de cidre avec eux, puis demanda à l'accusé de venir relever Duvieux. Buquet refusa. Daulne retourna vers son camarade et en même temps Déterville s'éloigna dans une autre direction. 

Après leur départ, l'accusé prit son fusil accroché au-dessus de la cheminée de la cuisine et dit à la fille Marais : « Il faut que j'en tue un ou que je les tue tous les deux. » Et, sans autre motif, il tira deux coups de fusil dont un atteignit Daulne à la ceinture. Puis il aida Duvieux à porter le blessé dans sa maison, mais il refusa de donner aucun soin à sa victime. Daulne, pendant huit mois, a été dans l'impossibilité de travailler. Buquet, qui a voulu se faire passer pour fou, à été condamné à 5 ans de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  L’immoralité.  -  Deux gaillards qui ne valent pas cher : Amédée Louis, 18 ans, journalier à Méry-Corbon, et Albert Larcher, 17 ans, à Vieux-Fumé, se trouvaient dans la commune de Lécaude, avec le petit Armand Motte, 13 ans, vacher à Croissanville. Ils commencèrent par faire les mille misères au gamin puis finalement se livrèrent à des actes obscènes. L'enfant ayant résisté, les deux garnements le frappèrent assez cruellement. Tous les deux ont comparu en justice et tous les deux ont été condamnés à trois mois de prison, avec bénéfice de la loi Bérenger pour le jeune Amédée Louis, en raison de ses bons antécédents. 

- La gendarmerie de Villers-sur-Mer à mis en état d'arrestation le nommé Auguste Beauvy, 32 ans, journalier à Saint-Eny (Manche). Cet individu est inculpé d'avoir commis un attentat aux mœurs sur un petit garçon de 14 ans. Depuis quelque temps, des bruits circulaient a ce sujet dans les communes de St-Pierre-Azif et Bourgeauville, et tout le monde s'étonnait que la justice ne s’emparât pas de cet ignoble personnage dont les agissements avaient été pourtant, signalés à qui de droit. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Le premier de l’an.  -  Triste, comme le temps. Pas de réceptions officielles et très peu d'intimes. Au lieu de recevoir, magistrature et fonctionnaires se donnent le mot pour ne pas « recevoir ». 

— Le commerce se plaint que l'on n'achète pas comme autrefois. Le jour de l'An, comme tant d’autres usages  s’en irait-il aussi ? (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1899  -  Tué par un « diable ».   -   Le sieur Massue, 38 ans, domestique à Saint-Julien-le-Faucon, conduisait une voiture chargée de bois qui remorquait elle-même un chariot appelé diable. Arrivé à la côte de l'église de Lecaude, Massue voulut serrer la mécanique, mais, la tavelle se brisant tout à coup, la flèche du diable le frappa avec une telle violence au bas-ventre qu'il en est mort le lendemain. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1912  -  Suicide.  -   Le 26 juin dernier, le jeune Lemaitre, inquiet de ne  pas voir sa patronne Mme Veuve Baratte, née Marie Nathalie, 48 ans, cultivatrice à Lécaude, vaquer à ses occupations habituelles, et pressentant un malheur se mit à la recherche. Accompagné de plusieurs voisins, ils retrouvaient la malheureuse femme noyée dans la mare de son herbage. Elle s'était attaché un seau rempli de cailloux au côté gauche, pour enfoncer plus rapidement. Pénétrant dans la maison, ils retrouvèrent sur la table une enveloppe adressée à ses  enfants et dans laquelle, elle exposait qu'étant bientôt aveugle et qu'ayant eu la douleur de perdre son mari au mois d'avril dernier, elle préférait en finir avec la vie. Elle leur demandait pardon de son acte. Mme Baratte avait manifesté souvent l'intention de se noyer. Elle laisse une jeune fillette de huit ans, ses autres enfants sont mariés.

 

Juillet 1924 -  Une dissolution du conseil municipal.  -  On lit dans le Journal Officiel du 20 juillet. Le Conseil des ministres entendu considérant que toutes les tentatives faites par le Conseil municipal de la commune de Lécaude (Calvados), en vue de procéder à l'élection du maire, n'ont donné aucun résultat considérant que cette situation, en se prolongeant, compromettrait gravement les intérêts communaux, décrète : Le Conseil municipal de la commune de Lécaude est dissous.

   

Mai 1927  -  Triste agonie.  -  Prés de Lécaude, on a trouvé, expirant dans un fossé, M. Malvine Desgenetez, 56 ans, du Ménil-Simon. Le malheureux ne tardait pas à succomber. L'enquête a conclu à une congestion par le froid.

 

Mai 1938   -   Deux enfants voulaient faire dérailler un train.   -  M. Charles Lemaréchal, 34 ans, cantonnier, accompagné d'un camarade, regagnait son domicile à Boissières en suivant le petit sentier qui longe la ligne de chemin de fer. Soudain, en arrivant près du pont, dit de la rue de Lecaude, ils aperçurent deux garçonnets qui étaient occupés à mettre des cailloux sur les rails. Aussitôt, M. Lemaréchal et son compagnon pressèrent le pas pour attraper les deux garnements, mais ceux-ci, les ayant vus, s'enfuirent rapidement. N'ayant pu les rejoindre, ils réussirent cependant à les identifier.

C'étaient les nommés Robert D…….., 13 ans, et Maurice P…….., 10 ans, tous deux écoliers, demeurant à Monteille.

La gendarmerie de St-Julien-le-Faucon fut alertée.

Sur une longueur de 80 cm., des cailloux avaient été posés. De plus, les deux garnements avaient brisé à coups de cailloux onze isolateurs installés sur les poteaux télégraphiques et téléphoniques et avaient, de plus, posé sur la voie de grosses branches d'arbres. Enfin, ils avaient accroché aux fils de signaux un morceau de ferraille pesant 7 à 8 kilos, empêchant ceux-ci de manœuvrer normalement.

Le deux coupables ont reconnu les faits. L'un d'eux a ajouté que  « c'était, pour faire dérailler un train » qu'ils avaient agi ainsi.   (source le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1941   -   Démission du maire.  -   A la suite de la démission du maire, il n'a pas été possible de constituer dans cette commune une municipalité apte à gérer de façon satisfaisante les affaires communales. Le conseil municipal de Lécaude est donc dissous et la délégation spéciale suivante a été constituée : président, M. Eugène Cochot ; membres, MM. Alphonse Roussel et André Bunin.  

 

Août 1942   -   Un incendie.   -   Une nuit, un incendie a éclaté dans le chantier d'exploitation de charbon de bois, en forêt de Lecaude. Le bâtiment abritant les machines de concassage a été détruit, ainsi qu'un tas de charbon de bois. 

On suppose que du charbon mal éteint s'est ranimé, activé par le vent. Les dégâts atteignent 150 000 francs.

 

Juin 1944  -  Une série de mitraillages.  -  Vendredi, vers 17 h. 10, deux personnes qui circulaient en voiture hippomobile sur la route de Paris, ont été mitraillées à proximité de Cagny. Elles ont été gravement blessées. 

A Bellengreville, un enfant de 6 ans a été sérieusement touché par une balle, lors de l'attaque d'un train de marchandises qui passait à quelque distance et dont le mécanicien a été tué.
Cesny-aux-Vignes, le mécanicien et le chauffeur d'un train de marchandises ont été gravement blessées. Un peu plus loin, le mécanicien et le chauffeur d'un deuxième train ont été blessées plus légèrement un autre employé de la S.N.C.F. a été gravement atteint.
A Moult, un camion et une voiture de tourisme conduits par des civils ont été mitraillés, les occupantes n'ont pas été atteints.
Entre Moult et Mézidon, un train a été attaqué. Le chauffeur, M. Valogne, demeurant à Lisieux, rue Jeanne-Deslandes, a été tué, et neuf personnes blessées.
A Lécaude, un train de marchandises a été
mitraillé, samedi, vers 14 h. 15. Le chauffeur, Paul Jules, 33 ans, demeurant à Lisieux, a été atteint d'une balle à la cuisse et d'une autre dans les reins. Il a été transporté à l'hôpital de Lisieux.  

 

Juin 1944  -  Un cheminot est grièvement blessé.  -  Samedi, le train-poste Paris-Cherbourg a été mitraillé au moment de son passage à Lécaude. Le chauffeur du train, M. Jules Paul, 33 ans, du dépôt de Lisieux, a été grièvement blessé d’une balle dans les reins. Il a été transporté à l’hôpital de Lisieux. (Source  : La Presse Quotidienne Caennaise)

 

Juin 1944  -  Les heures de camouflage.  -  Le Directeur Urbain de la Défense Passive rappelle à la population caennaise que le camouflage des lumières doit être complet, pour la semaine du 4 juin 1944 au 10 juin 1944, de 22 h. 30 à 5 h. 15. (Source  : La Presse Quotidienne Caennaise)

 

Juillet 1947  -    L’évadé n’est pas allé loin.     Un P.G. allemand employé au service de M. Goupil, de Lécaude, a été appréhendé en gare de Mesnil-Mauger, alors qu’il se disposait à prendre le train pour tenter de regagner son pays. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Scènes de la vie Normande

1025  Servantes faisant le beurre

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