Le LOCHEUR

Canton de Villers-Bocage

Les habitants de la commune de Le Locheur sont des


1832   - L'union.  -  Le Locheur (292 habitants en 1831) absorbe la commune d'Arry (81 habitants), au nord-est de son territoire.

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Le Locheur, travaux au presbytère. Montant de la dépense 3 954, 26 fr. déficit : 1 897, 26 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Le Locheur, travaux au presbytère, 150 fr.

 

Novembre 1883  -  Suicide.    Le sieur Marcel Barette, âgé de 47 ans, boulanger au Locheur, canton de Villers-Bocage, a été trouvé mort dans sa boulangerie ayant la gorge coupée à l’aide d'un rasoir. On attribue ce suicide à un accès de fièvre mélancolique.

 

Novembre 1884  -  Brutalité.  -  Dernièrement, la petite commune du Locheur, canton de Villers-Bocage, était mise en émoi par une scène scandaleuse. Le curé de la paroisse avait été frappé avec la dernière violence par son domestique, âgé d’une vingtaine d’années, et mauvais sujet s’il en fut. Le pauvre prêtre aurait été terrassé et aurait été frappé si brutalement qu’il aurait eu, dit-on, l’œil gravement endommagé et une dent de cassée. Le curé n’a pas voulu se plaindre, mais un habitant du Locheur, révolté qu’un pareil acte ne soit pas puni, en a avisé le procureur de la république, qui a dù ordonner une enquête.  

 

Novembre 1884  -  Noyée.  -  Le cadavre de la nommée Augustine Anne, femme Daigremont, âgée de 68 ans, demeurant au Locheur, a été trouvé dans l'Odon, où, cinq minutes avant, cette femme lavait du linge. Cette mort est due à un étourdissement causé par une congestion cérébrale.  

 

Décembre 1888  -  Bonne nouvelle.  -  Un arrêté ministériel vient de réduire de 28 à 25 jours, pour l'année 1889, la durée de la période d'instruction « pour toutes les catégories de réservistes appelés, y compris les ajournés des années précédentes. » 

 

Juin 1892  -  Arrestation d’un voleur de crin.  -  Constant Lelièvre, 51 ans, au Locheur, a été arrêté au moment ou il tentait, de vendre du crin coupé la nuit à la queue de 16 chevaux qui étaient au piquet, sur le territoire de la commune de Thaon. Lelièvre nie être l'auteur du vol de Fontaine-Etoupefour, mais il avoue qu'au mois de mai 1891, il a coupé la queue de trois ou quatre chevaux qui étaient dans les champs, à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près Caen.   (Source B.N.)  

 

Mai 1895  -   Victime du travail.  -  Le sieur Graindorge, habitant le Locheur, travaillait à la construction de l’église d'Aunay-sur-Odon, lorsqu'il est tombé sur le sol d'une hauteur de huit mètres. Il a été relevé une cuisse brisée et la poitrine défoncée. Malgré les soins qui lui ont été donnés, il est mort une heure après. Il laisse une femme et un fils âgé de 20 ans. (source B. N.)

 

Mars 1912  -  Violents oragesLa Chaleur anormale se résout en orages très violents. Lundi 7, Le canton de Villers-Bocage est plus touché : au Locheur, les toits sont éparpillés dans les champs, la tour de l'église et le calvaire sont démolis.

 

Mai 1912  -  La foudre  -   Dans la nuit du 14 au 15 mai, la foudre a allumé un incendie dans un bâtiment appartenant à M. Jules Conard, cultivateur. Les pertes s'élèvent à 300 francs et sont couvertes par une assurance.

 

Août 1912  -  Les travaux de l'église  -  Tous les devis des travaux de l'église du Locheur viennent d'être approuvés, l'exécution va commencer incessamment. On se rappelle que ce monument, l'un des plus intéressants de la région bocaine, avait été fort endommagé par le terrible cyclone qui, le mois dernier, fit tant de ravages dans la région de Villers-Bocage et d'Évrecy.

Décembre 1913  -  Deux fléaux. -  On signale des dévastations commises par les sangliers ; on signale, d'autre part, des rafles dans les poulaillers du pays, mais celles-là commises par des renards.... à deux pattes.  

 

Février 1914 Pont effondré. -  Depuis longtemps une des arches du pont de Locheur menaçait de ruine ; elle vient de s'effondrer. Ce pont date de 1726. Seule communication entre plusieurs communes et la rive gauche de l'Odon, sa réparation s'impose comme très urgente.

 

Août 1926  -  Inauguration du monument aux morts.  -  Dimanche dernier, Le Locheur inaugurait le monument aux morts érigé par les soins patriotiques de la population.

M. Henry Chéron, sénateur ; M. Fernand Engerand, député ; M. Bellissent, conseiller général ; M. Louis Huet conseiller d'arrondissement, avaient répondu à l'appel de la Municipalité.
Le matin, un service funèbre fut célébré à l'église. M. le chanoine Turpin, doyen de Pont-l'Evêque, enfant du Locheur, prononça une allocution qui émut profondément les assistants.

L'après-midi, en présence d'une foule nombreuse, eut lieu l'inauguration du monument qui fut béni par M. le chanoine Bernier, curé doyen de Villers-Bocage. M. le chanoine Turpin, M. le maire du Locheur et M. le conseiller général Bellissent glorifièrent successivement l'héroïsme de nos soldats et le patriotisme de nos populations.

M. Fernand Engerand prit ensuite la parole, dans un discours qui souleva les applaudissements de l'assistance, il donna les raisons d'espérer. « Il faut, dit-il, que les Français aient confiance en eux-mêmes pour rendre cette confiance aux changes. Si cette confiance revenait, si les milliards français qui ont émigré à l'étranger revenaient, la situation monétaire serait presque instantanément rétablie ».

Le distingué représentant du Calvados termine par un éloge délicat de M. Chéron et s'associe à l'hommage que M. Poincaré rendit à son patriotique et intelligent labeur. M. Chéron termine la série des discours en disant sa foi dans l'avenir.
Un vin d'honneur fut offert ensuite aux combattants. MM. Chéron, Engerand et M. le maire Mesnier y prirent une dernière fois la parole pour féliciter les habitants du Locheur de leur foi patriotique.

 

Février 1940  -  C’était la guerre partout.  -  Le 2 septembre, date dont les générations conserveront le souvenir, deux cultivateurs ne surent pas profiter des événements pour faire taire leur animosité. Bien au contraire, il semble que cela les ait incités à liquider rapidement leurs querelles.

C'est ainsi que M. Paul Duval, cultivateur à Bougy, reçut de la part de M. Léon Clément, cultivateur à Le Locheur, un certain nombre de coups de bâton sur la figure qui lui occasionnèrent des blessures.

Le tribunal correctionnel a eu à sanctionner ces faits. Il a condamné M. Clément à 48 heures d'emprisonnement et 25 francs d'amende. La victime, qui s'était portée partie civile et avait confié la défense de ses intérêts à Me Jouanne, a obtenu une somme de 500 francs au titre de réparations.

 

Mars 1940  -  Du lait à bon compte.  -  Dimanche, M Henri Pain, garde particulier pour le compte de M. Mesnier, maire de Locheur, surprenait, dans un champ, trois enfants en train de traire une vache appartenant à M Mesnier.
Interrogés, les gamins déclarèrent que c'étaient sur les ordres de leur mère qu'ils trayaient les vaches de M Mesnier et que ce n'était pas la première fois qu'ils agissaient ainsi. La
maman, entendue à son tour, à nié avoir poussé ses enfants à agir de la sorte.

 

Mars 1945  -  Toujours les mines !   -  M. Fernand Mesnier, 44 ans, fils du maire du Locheur, et son domestique, Jean Adam, 19 ans, qui étaient à la recherche d’animaux échappés d’un herbage, ont sauté sur une mine. Ils ont succombé l’un et l’autre à leur blessures.  

 

Avril 1945  -  De nouvelles victimes des mines.  -  Une mine a fait explosion au milieu d’une équipe de démineurs qui travaillait dans un herbage, au Locheur. M. Pierre Marie, 52 ans, demeurant cité de la Haie Vigné, à Caen, a été mortellement atteint : MM. Georges Pérard et Constant Vauloup, l’un et l’autre grièvement blessés sont soignés à l’hôpital de Caen. 

En ratissant dans son jardin, M. Pierre Seillier, manœuvre à Cabourg a provoqué l’explosion d’une mine : il a été tué sur le coup. (source B-N)  

 

Mars 1946  -  Un « touriste ».  -  Un prisonnier allemand, Richard Mund, travaillant en kommando de culture chez M. Paul Aubert, demeurant au Locheur, a été arrêté alors qu’il se promenait en ville avec son patron qui lui avait prêté des vêtements civils. Le « touriste » a immédiatement rejoint le camp de Fleury. (Source B. L.)  

 

Avril 1946  -  La mort sous les pas.  -  Mardi dernier, au Locheur, M. Daniel Leprince, 24 ans, de Neuilly-le-Malherbe, et un prisonnier allemand labouraient une pièce de terre de la ferme Mesnier, lorsqu’une mine fit explosion au passage du tracteur qu’ils conduisaient. Le prisonnier a été tué sur le coup : grièvement blessé, M. Leprince est décédé peu après son transport à l’hôpital de Caen. (Source B. L.)  

 

Novembre 1947  -    Un cultivateur blesse grièvement un prisonnier allemand.  -   M. Raymond Quidot, 44 ans, demeurant au Locheur, avait à son service un prisonnier, Helmuth Fritsch, 22 ans, récemment transformé en travailleur libre. Celui-ci ne s’entendant pas avec son patron décida de regagner le camp de Fleury. Comme il se trouvait dans sa chambre pour faire son paquetage, M. Quidot, lui intima l’ordre de redescendre, l’enferma dans son arrière-cuisine, et s’en alla téléphoner aux gendarmes.

A son retour, le fermier aperçut à la nuit tombante son employé qui s’enfuyait après avoir descellé deux barreaux d’une fenêtre. M. Quidot s’armant d’un fusil décida de partir à la recherche du fugitif. Vers 22 heures il aperçut Fritsch, en compagnie de deux autres camarades, Krauss et Zillmann, employés chez son voisin, M. Aubert, qui s’apprêtaient à pénétrer dans son habitation. Pris de peur le fermier, après deux sommations, déchargea son arme en direction du trio, blessant grièvement à la jambe gauche le P.G. Krauss qui a été transporté à l’hôpital de Caen. (source B. L.)

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