LIEURY

(Cne d'OUDON)

Canton de Saint-Pierre-sur-Dives

Les habitants de la commune de Lieury sont des


Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Samedi dernier, vers 8 heures et demie du matin le nommé François Bouffaré, âgé de 14 ans, mendiant à Falaise, a été trouvé noyé dans une mare de la commune de Lieury, où il a dû tomber accidentellement la nuit précédente.

 

Octobre 1874   -   Infanticide.  -  La justice s'est transportée à Lieury, canton de Saint-Pierre-sur-Dives, pour procéder à l'instruction d'un crime d'infanticide. Les constatations ont amené les renseignements suivants : Jeudi, vers trois heures après-midi, la fille Joséphine Mullois, âgée de dix-neuf ans, domestique chez Quéron, propriétaire à Lieury, est accouchée seule, dans la chambre qu'elle occupait dans la maison de ses maîtres, d'un enfant du sexe masculin, né viable et bien constitué. Cette fille, pour cacher les suites de sa faute, a étouffé le petit être en lui introduisant un mouchoir dans la bouche et l'a ensuite caché entre son matelas et sa paillasse. Nous ignorons, quant à présent, les détails qui ont mis la justice sur les traces de ce crime, mais la gendarmerie de Saint-Pierre-sur-Dives, prévenue de ces faits, s'est rendue sur les lieux pour les constater, et les magistrats du parquet de Lisieux ont fait une enquête à la suite de laquelle la fille Mullois a été mise en état d'arrestation. Son état, de faiblesse ne permettant pas de la transporter, elle est gardée à vue jusqu'à ce qu'elle puisse être transférée à la maison d'arrêt, à Lisieux.  

 

Août 1881  -  Eh, quoi ! les religieuses aussi.  - L'institutrice congréganiste de Lieury, canton de Saint-Pierre-sur-Dives, a quitté la commune à la suite de la distribution des prix, en emportant tous les objets mobiliers de l’école qui appartenaient à sa communauté. On en a conclu qu'elle ne reviendrait pas et que les religieuses abandonnaient l'école de Lieury, pour faire place à une institutrice laïque, ce qui est bien gracieux de leur part, car personne ne le leur demandait, et il est même certain qu'elles auraient poussé des cris a fendre l'âme, si on leur avait adressé semblable demande. N'importe, on ne s'attendait guère à voir les religieuses supprimer les écoles congréganistes.

 

Avril 1882  -  Rafle de laitiers .  -   Dimanche, à Lieury, sur la plainte d'un fabricant de fromages, la gendarmerie a procédé à la vérification du lait qui lui était fourni. Quatre laitiers de Totes et un de Vaudeloges ont été pris en flagrant délit d'addition d'eau. Aucun de ceux de Lieury, n'a été pris. En apprenant qu'on pesait le lait, ils sont retournés immédiatement chez eux.

 

Avril 1882  -  Lieury en émoi .  -   A propos d'une rafle de laitiers faite à Lieury, nous avons dit, dans notre dernier numéro, que ceux de cette commune, en apprenant que l'on pesait le lait, étaient retournés chez eux. Ces Messieurs nous écrivent « qu'ils ont livré leur lait comme d'habitude et qu'ils ne sont pas retournés chez eux ».  Sur le premier point, nous sommes d'accord, mais sur le second, nous nous permettrons de leur faire remarquer que s'ils n'étaient pas rentrés chez eux, ça aurait dû gêner bigrement leurs femmes.  

 

Juillet 1888  -  Un suicide en prison.  -  Un des prisonniers renfermés à la maison d'arrêt de Pont-Audemer, Ursin Dulong, 71 ans, accusé de vol qualifié à Lieury (Calvados), s'est pendu. Dulong n'était pas un voleur ordinaire, c'était un petit commerçant et c'est le mauvais état de ses affaires qui l'avait rendu criminel. Deux fois, il avait déjà tenté de se pendre. La troisième est bonne ou mauvaise, dit le proverbe. La troisième a été bonne, car Dulong est parvenu à se pendre dans le dortoir de la prison, avec un bout de corde pris dans des chiffons, dont le triage est confié aux détenus.  

 

Juin 1894  -  Fête.   -  A la fête de St-Pierre-sur-Dives, on a lancé des ballons, des cochons et des bonshommes en baudruche.

L'un de ces derniers, perdant son gaz, s'est abattu du côté, de Lieury, dans la cour de M. Bauchard. C'était la nuit. Dehors, se trouvait le grand valet Piedange, attendant le lever de la lune ou autre chose.

En voyant ce bonhomme voltiger sur les toits et sur les murs, il crut à un revenant et s'en fut tout tremblant prévenir son maître. Bauchard se leva, en fit faire autant à sa femme qui appela sa servante, déjà debout et habillée, on ne sait pourquoi.

On guetta, on se concerta, et maître Bauchard conclut par ces mots :

— Bon sens ! d'bon sens ! ben sûr c'hest un r'venant... Té, Piedange, qu'est un brave, lu vas l'tuer !

On but une goutte pour se donner du courage, mais, au moment de tirer, Piedange défaillit.

Bauchard avala une nouvelle et forte goutte, fit le signe de la croix et prit son arme en criant :

— Qui qu' t'es ?... Tu n'réponds point... J'm'en fou... Au bout d'trois, si l'as pas dit ton nom, j'te descends.

Silence, suivi d'un coup de fusil.

Mais plus rien, le revenant, emporté par le vent, avait disparu. Tout le monde se coucha.

Mais maître Bauchard ne dormit pas. Sans cesse il répétait :

— Chest un esprit !... Y m'en voudra d'avé tiré dessus... et y m'jettera queuque sort, por sûr.

La guigne voulut que le lendemain, en revenant du marché, Bauchard manqua son entrée et se flanqua la figure dans une haie. Il s'en retira la figure tout en sang.

— Chest ce coquin d'esprit, murmura-t-il, qui m'a joué çu tour ileu.

Et, depuis, chaque fois que maître Bauchard se pique le nez, il dit que c'est la faute de... l'esprit. (Source B.N.)

 

Décembre 1899  -  Postes et télégraphes.  -  Une recette des postes, en plein exercice, et créée à Lieury, depuis le 1er décembre.

La circonscription postale de cette nouvelle recette comprend, en dehors de la commune, siège du bureau, celle de Saint-Germain-d'Ectot. Afin d'éviter tout retard dans la distribution, il y a lieu de ne plus s'adresser par Caumont-l'Éventé, les correspondances à destination de cette localité.  

 

Octobre 1905  -  Brûlée vive.  -  Pendant que la femme Bonet était sortie, sa petite fille Thérèse, âgée de six ans, est tombée dans la cheminée de la cuisine et a mis le feu à sa robe. Aux cris poussés par l'enfant, son père est accouru et à jeter de l'eau sur les flammes qui l'entouraient.

Malgré les soins qui lui ont été prodigués, la malheureuse enfant a succombé deux jours après aux brûlures qu'elle avait reçues au ventre.

 

Août 1907  -  Crime mystérieux.  -  Un nouveau crime accompli dans des circonstances encore mystérieuses a été découvert à Lieurey, petite commune située près de Saint-Pierre-sur-Dives.

Un propriétaire, M. Noireau, ancien gendarme, a découvert dans un champ nommé la Fosse, situé à  200 mètres du bourg, le cadavre d'une femme inconnue.

La victime portait des bas de laine usagers, elle était chaussée de sabots à brides et vêtus de vieux jupons gris rapiècés, d'un corset très usé, d'une chemise de grosse toile blanche, d'un corsage noir assez propre. Elle avait les cheveux châtain roux, le nez fort et aquilin, la bouche grande, le front découvert, les mains fines, le corps amaigri.

MM. Lamer, substitut ; Quern, juge d'instruction ; Loisnel, médecin légiste, Julienne, greffier, se sont rendus sur les lieux et ont procédé à une enquête. L'autopsie du corps, qui avait été transporté dans la cour de la mairie, a été faite par le docteur Loisnel.

 

Novembre 1926  -  Une automobile se jette sur un « Diable ».  -  M. Damville, entrepreneur de peinture Saint-Pierre-sur-Dives, revenait d'Ammeville en automobile, en compagnie de son ouvrier, M. Plat.

En arrivant entre le chemin vicinal de Morières et le débit Gourmez, sa voiture se jeta sur un diable transportant des bois en grume. L'auto fit un à-droite complet et se trouva coincée entre les arbres qu'elle avait soulevés. Les deux occupants furent eux-mêmes serrés entre les arbres et le dossier du siège qu'ils occupaient et qui, fort heureusement, céda sous la puissance du choc.
Des témoins de l'accident ce portèrent au secours des deux blessés et les transportèrent au débit Gourmez ils reçurent les soins de M. le docteur Bernagut, appelé de suite.

M. Damville porte une large et profonde coupure à la gorge, et de nombreuses contusions au visage et sur diverses parties du corps. M Blet a plusieurs côtes fracturées et une plaie à la figure. Quant à l'auto, elle est sérieusement endommagée.

Il résulte de l'enquête ouverte immédiatement que le bois transporté par M. Chéron, pour le compte de M. Robert Petit, entrepreneur à Lisieux, avait quitté le chemin vicinal venant du Robillard, et s'était engagé sur la route de Saint-Pierre, occupant le côté gauche de la route.

En raison de la sortie inattendue du chargement, dépourvu de lumière, M. Damville n'avait pu arrêter à temps sa voiture.

 

Janvier 1940  -  Des troncs fracturés.  -  En se rendant à l'église pour sonner l'Angélus, Mme Guignery, âgée de 48 ans, s. p., demeurant à Lieury s'est aperçue que deux troncs de l'église avaient été fracturés au cours de la nuit.

Elle a fait part de sa découverte à la gendarmerie de Saint-Pierre-sur-Dives, qui enquête.  

 

Septembre 1946  -  A éclaircir.  -  M. André Bastard, 24 ans, ouvrier agricole, demeurant actuellement à Lieury, s’est présenté chez son ancienne patronne, Mme Vve Emile Coulibœuf, à Louvagny, pour se faire régler de son compte et lui réclamer ses titres d’alimentation.

La cultivatrice dut mal comprendre la question puisque M. Bastard se plaint d’avoir reçu deux gifles en guise d’argent.

Un malheur n’arrivant jamais seul, la carte d’alimentation de l’employé aurait été amputée des coupons de sucre et de café du mois. (Source B. L.)

 

Janvier 1973  -  La commune de L'Oudon a été créée  par la fusion-association, décrétée le 26 décembre 1972, des communes d'Ammeville (171 habitants en 1968), Berville (160 habitants), Écots (95 habitants), Notre-Dame-de-Fresnay (159 habitants), Garnetot (89 habitants), Grandmesnil (123 habitants), Lieury (242 habitants), Montpinçon (167 habitants), Saint-Martin-de-Fresnay (169 habitants) et Tôtes (125 habitants). Saint-Martin-de-Fresnay est alors désigné chef-lieu de l'association. 

 

Janvier 1990  -  Par arrêté le chef-lieu est transféré à la commune de Tôtes, dont l'ancien code INSEE (14697) devient le nouveau code de L'Oudon.

LIEURY - Entrée du Château du Robillard

46  -  Environs de St-PIERRE-sur-DIVES (Calvados)  -  LIEURY - Château du Robillard

Façade Nord Louis XIV

48  -  Environs de SAINT-PIERRE-sur-DIVES (Calvados)

LIEURY - Château du ROBILLARD (Les Douves 1654)

LIEURY, par St-Pierre-sur-Dives (Calvados).  -  Château du Robillard

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