UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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LONGUES  s/ MER

Canton de Ryes

Les habitants de la commune sont des Longuais, Longuaises


Janvier 1841   -   Nouvelles locales.  -   Les douaniers de notre côte ont arrêté ces jours derniers, entre Longues et Port-en-Bessin, un forçat libéré, en état de rupture de ban, cet individu qui se donne divers noms a été déposé à la maison d'arrêt de notre ville. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

Septembre 1841   -   Nouvelles locales.   -    Sur la proposition du rapporteur de la commission des chemins vicinaux, le conseil classe comme chemin de grande communication le prolongement de la ligne de Creully à Arromanches, jusqu'à Port-en-Bessin. Les communes traversées et seules intéressées seront Tracy-sur-Mer, Manvieux, Fontenailles, Longues, Marigny, Commes et Port-en-Bessin. (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Août 1842    -  Nouvelles locales.   -   Le mot varech ou wrack, dans notre pays, ne désigne pas et n'a jamais désigné une plante unique de la famille des algues : il signifie une plante, une herbe quelconque que la mer jette sur ses bords, et jadis, par extension, tous les débris qui échouaient sur les côtes. — Il était synonyme d'épave.— De là les expressions tomber en wrack, jeter en wrack, encore fort usitées aujourd'hui.

C'est à tort que M. Pilet a dit que le varech avait autre fois sa législation, mais que les lois qui régissent la matière sont tombées en désuétude. Trois ou quatre condamnations ont frappé, cette année même, en 1842, dans l'arrondissement de Caen, des individus qui y avaient contrevenu.

Le droit de recueillir le varech appartient au premier occupant, le droit de récolter les algues qui croissent sur les roches et que sans doute, par analogie, on appelle aussi varech, appartient généralement aux communes sur le territoire desquelles il a poussé.

Au moyen-âge il constituait un droit féodal. Nous voyons, en effet, par une charte du XIIe  siècle, conservée aux archives de la préfecture du Calvados, que Richard-Cœur-de-Lion donne aux moines de St-Etienne de Caen le port de Dives, avec un chantier pour la construction des navires auquel il ajouta le droit de wrack. L'abbesse de Sainte-Trinité de Caen jouissait aussi de ce droit dans diverses paroisses du Cotentin, notamment dans celles de Saint-Vast, de Quettehou et de Morsalines. Beaucoup d'autres seigneurs possédaient de semblables privilèges, mais il est probable que les uns et les autres de ces privilèges étaient plus ou moins restreints et que les cultivateurs riverains en étaient quittes pour abandonner aux suzerains les épaves proprement dites.

En tout cas, si ces dîmes existèrent jamais, on ne les payait plus, bien avant le XVIIe  siècle, car la Coutume de Normandie n'appelle droit de varech que le droit de s'emparer des choses jetées par la mer à terre.

L'ordonnance de la marine de 1681 organisa par son titre X du livre 4e, la coupe du varech dans les paroisses situées sur les côtes.

Les habitants des paroisses devaient s'assembler le premier dimanche du mois de janvier de chaque année, pour régler les jours auxquels devait commencer et finir la coupe des herbes marines croissant en mer à l'endroit de leur territoire.

Les habitants des communes d'Hermanville, Lion et ses hameaux, Luc, Langrune et ses hameaux, Bernières, Courseulles, Arromanches, Tracy, Manvieux , Fontenailles, Longues, Marigny, Commes et ses hameaux, Port-en-Bessin, Huppain, Villers, Ste-Honorine-des-Pertes, Colleville et St-Laurent, pourront faire ladite coupe pendant trente jours, qui seront choisis entre le troisième jour avant la pleine lune de mars, et le troisième jour après la pleine lune d'avril. Ceux des communes de Vierville, St-Pierre-du-Mont, Englesqueville et Grandcamp, pourront faire la coupe des dites herbes, pendant trente jours. à compter du 1er du 15 mars jusqu'au 15 avril suivant.

-  Les conseils municipaux desdites communes, s'assembleront le 11 ventôse prochain, sur la convocation des maires, pour faire ledit choix, auquel il sera procédé les années suivantes, à la session fixée au i5 pluviôse par les lois du 28 pluviôse an VIII.

-  La coupe ou récolte desdites herbes sera faite à la main, avec un couteau ou faucille. Il est défendu de la faire d'une autre manière, et d'arracher lesdites herbes avec la main ou avec des râteaux et autres instruments qui puissent les déraciner, la peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en cas de récidive.

-  Ceux qui ne seront point habitants des communes dénommées en l'art. II, ne pourront y faire la coupe desdites herbes de Mer, pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en en cas de récidive.

-  Il est également permis à toutes personnes de prendre indifféremment, en tous temps et en tous lieux, lesdites herbes détachées des rochers par l'agitation de la mer et jetées à la côte par le flot, et de les transporter où bon leur semblera, soit pour être employées à l'engrais des terres ou à faire de la soude. Il est défendu de les y troubler ni inquiéter, quand bien même ceux qui enlèveraient ces herbes les auraient prises sur d'autres territoires que le leur, à peine contre les contrevenants , de cinquante livres d'amende.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1845  -  Carnet de naissance.   -   M. et Mme LEFEVRE François, cultivateur, sont heureux de faire part de la naissance de leur fille, Célestine, Justine, à Marigny (Longues), née le 8 octobre 1845.  

 

Février 1846   -   Cour d'Assises du Calvados.  -  La fille Taillepied entra au service des époux Gauthier, à Marigny, arrondissement de Bayeux. Jusque la, elle avait toujours eu une conduite sage et honnête. Mais bientôt des relations amoureuses, des intimités même s'établirent entre la servante et le fils de la maison. M. Gauthier s'en étant aperçu, renvoya la fille Taillepied, qui alla servir dans un autre village.

Cependant, Gauthier fils rappela cette fille, et pour que leurs amours fussent plus libres, il l'établit chez une de ses voisines.

Mais la fille Taillepied devint enceinte, lorsque Gauthier fils s’aperçut de sa grossesse, il l'abandonna. Cette malheureuse n'écoutant alors que les cris du désespoir et de la vengeance, mit le feu à la maison de ses anciens maîtres.

La fille Taillepied a été défendue avec une grande habileté par Me  Delisle, jeune avocat. Sa plaidoirie entraînante et pathétique a subjugué l'auditoire et le jury, quoique la fille Taillepied ait fait l'aveu de se crime le jury l'a rendue à la liberté.

Gauthier, déjà flétri par le président, a été poursuivi par les huées de la populace à sa sortie. (Source  : Journal de Honfleur)

 

Août 1860  -  Réunion des communes de Fontenailles et de Marigny à celle de Longues.  -  Le Conseil général, et l'avis favorable de Mgr l'Evêque favorable au projet de réunion des communes de Longues, Marigny et Fontenailles. Considérant que la situation topographique des trois communes se prête on ne peut mieux à la fusion projetée, que la circulation est sur tous les points facile et prompte, que les trois communes sont, depuis de nombreuses années, réunies pour le culte dont le siège est à Longues, que Fontenailles est réuni à cette dernière commune pour l'instruction primaire.

Considérant que Marigny n'a que 287 habitants, Fontenailles, 177, qu'il est difficile d'y constituer de bonnes administrations municipales, que leurs revenus sont insuffisants pour donner satisfaction aux besoins d'une existence isolée.

Que Longues a une église bien entretenue, qu'elle a un presbytère, une maison d'école, qu'elle réunit toutes les conditions pour être le chef-lieu de la nouvelle commune. Considérant qu'après la réunion, Longues, dont la population sera de 867 habitants et qui aura 3 200 fr. de revenus ordinaires, pourra suffire à toutes les nécessités de son administration, il y a lieu  de réunir les communes de Marigny et de Fontenailles à la commune de Longues, et que la nouvelle commune conserve la dénomination de Longues.

 

18..  -  Les demoiselles de Fontenailles.  -  Sur la côte, entre Arromanches et Port-en-Bessin, on remarquait trois rochers isolés que l'on nommait les "Demoiselles de Fontenailles" : le dernier en date, de dimensions colossales, s'est effondré il y a deux ans environs sous les assauts des vagues.

D'après la légende, les trois demoiselles de Fontenailles avaient été noyées dans leur château sans qu'on ait pu leur porter secours.

Une d'elle cria un jour et demi avant de mourir, aussi tous les jours de tempête on entendait des cris que les pêcheurs des environs assuraient être poussés par les "demoiselles de Fontenailles". (Louis Queneville)

 

Août 1860  -  Crédits pour travaux à Cabourg, à Grandcamp et à Longues.  -  Le Conseil général, propose une allocation de 28,000 fr. à repartir entre les travaux ci-après :

10,000 fr. aux travaux de défense de la pointe de Cabourg, 2 000 fr. à employer aux travaux extraordinaires pour le chemin du Mauvais-Pas, intercepté par l’éboulement d'une falaise vis à vis le  port de Dives ; 15 000 fr. pour les travaux de défense nécessaires au port de Grandcamp : 1 000 fr. pour aider la commune de Longues à rétablir un chemin d'accès à la mer, détruit par l’éboulement des falaises.

Considérant que l'utilité et l'urgence de ces travaux ne peuvent être contestées, et que l'État a déjà contribué dans toutes ces dépenses, moins la pointe de Cabourg.

Considérant que tout fait espérer que le vote, par le Conseil général, d'une allocation applicable aux travaux de la pointe de Cabourg, déterminera le gouvernement à faire la plus forte partie des dépenses nécessaires, surtout, dans l'intérêt général du pays.

 

Avril 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Le 20 de ce mois, à cinq heures du matin, le nommé Gauchet Charles, âgé de 67 ans, journalier à Marigny (Calvados), a été trouvé mort  dans un fossé bordant le chemin vicinal et à environ 100 mètres de son habitation.

 

Juin 1868   -   Une agression.    -   Dans le nuit du 21 au 22 de ce mois, vers 2 heures, le sieur Dupont, préposé des douanes à Longues, fut réveillé en sursaut par les cris : « Au secours ! au secours ! » proférés d'une voix étouffée dans la maison contiguë à la sienne, habitée par la demoiselle Guilbert.

Il se lève aussitôt, se munit d'une baïonnette qu'il emmanche au bout d'un bâton et vole au secours de sa voisine. Secondé par un habitant qui vient d'accourir à ses cris d'alarme, il pénètre à l'aide d'une échelle en brisant la croisée, dans la chambre de la fille Guilbert, qu'il trouve évanouie et presque suffoquée

La célérité du sieur Dupont avait été si grande que l'auteur de cette scène n'avait pas eu le temps de fuir. Le brave douanier se jette sur lui, et ne s'en qu'aprés l'avoir remis entre les mains de la justice.

Il n'y a qu'une voix dans la commune pour louer la résolution et le sang-froid déployés dans cette circonstance par le préposé Dupont, dont la conduite est d'autant plus méritoire que, déjà d'un certain âge, il est de plus atteint d'un tremblement nerveux occasionné par les rudes fatigues du service.  

Avril 1869   -   Un cadavre.    -   Un cadavre en putréfaction, que l'on pense être celui d'un matelot anglais naufragé dans une des dernières tempêtes, a été trouvé au pied des falaises de Longues, dans l'après-midi de dimanche dernier.  

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  On annonce la mort, à Longues, de M. Roussel, ancien percepteur, âgé de 100 ans.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Mars 1872   -  Tentative de meurtre.   -  Il a quelques années, le sieur X…..., cultivateur à Marigny, hameau situé entre Port et Arromanches, avait, à propos de quelques peccadilles, corrigé certain jeune garçon de son voisinage, qui, en grandissant, n'avait pas oublié la correction qu'il avait reçue, aussi, la semaine dernière, ayant dans un lieu écarté rencontré le  sieur X…..., ce jeune homme lui reprocha les coups qu'il lui avait portés, une lutte s'ensuivit, le sieur X….. fut terrassé et frappé avec tant d'acharnement à coups de talon de botte, qu'il fut relevé sans connaissance, et qu’aujourd'hui encore son état inspire de sérieuses inquiétudes. L'auteur de ces voies de fait est en fuite.

 

Novembre 1877   -  Incendie.  -  Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclate, le 25, à Longues, canton de Ryes, et a consumé un bâtiment a usage d'étable, dans le grenier  duquel il y avait du foin, le tout appartenant au sieur Marie, maçon. Perte 135 fr., non assurée.

 

Avril 1879   -  Pêche des moules.  -  L'exploitation des moulières ci-après désignées est autorisée, savoir : Quartier de Caen : Moulières de Gonneville, d'Auberville, de Villers, d'Hermanville, de Lion, de l'Aiguillon, de Tracy, de Port, de Longues, de Huppain, de Ste-Honorine. Sous-quartier de Courseulles : Moulières de Figar, de Lombay, de Creuhot, de Lihan, de la Folie, de la Home, de l'Escorbat, de l'Anguille, de Langrune, de Saint-Martin, de Valet, de Haut-Rocher, des Grouins, de la Vieille-Pouque, de la Roquette, des Essarts, de Bernières, de Maragnan, de Germain, de la Roquette, de la Tunelle: de Saint-Gerbaut, de l'Epecque. 

Les moules pêchées en contravention seront reportées par les délinquants sur les bancs d'où elles proviendront. Il est défendu d'arracher les moules à poignée et de les cueillir avec d'autres instruments qu'un couteau, et de circuler sur les moulières avec des voitures ou des bêtes de somme. Il est défendu de pêcher et d'employer à un usage quelconque, notamment à l'engrais, les moules n'ayant pas la dimension minimum de trois centimètres.  

 

Mai 1879   -  Découverte de cadavres.  -  Un cadavre en putréfaction a été découvert à Longues, sur le bord de la mer. Ce corps, qui est du sexe masculin, paraissait avoir séjourné longtemps en mer. Aucun objet n'a pu faire connaître son identité. Ses vêtements font supposer que se pourrait être un marin anglais, âgé de 35 ans. Aucune trace de violence n'a été constatée.  

 

Septembre 1880  -  Un jeune sauveteur.  -  Dernièrement M. Michel, professeur au collège de Bayeux, se baignait dans la mer, à Longues, en compagnie d'un jeune, lycéen de Paris. Tout à coup il perdit pied, dans un trou fort profond. Il allait être entraîné par un tourbillon quand il put se cramponner à un rocher. Mais les forces lui manquaient. Son compagnon essaya, mais sans pouvoir y réussir, de lui porter secours. M. Michel était emporté par les vagues et allait périr, quand le jeune Gaston Decagne, âgé de 14 ans, fils d'un chef de bureau de la mairie de Caen et élève du Lycée de cette ville, l'aperçut. Il nagea rapidement vers lui et parvint à le ramener sain et sauf au rivage, l'arrachant ainsi à une mort certaine. 

 

Janvier 1881  -  Du danger des armes à feu.  -  Au commencement de la semaine, dans la commune de Longues, M. Borel, greffier de justice de paix du canton de Ryes, en voulant  tirer des oiseaux dans son jardin, a vu son fusil lui éclater entre les mains, et la charge lui a enlevé deux doigts de la main gauche.

 

Février 1881  -  Récompense bien méritée.  -  On se rappelle qu'au mois de septembre dernier un professeur du collège de Bayeux, M. Michel, se baignant à Longues, faillit disparaître dans un tourbillon. Il allait périr  quand le jeune Docagne, âgé de 14 ans, fils d'un chef de bureau de la mairie de Caen, nagea vers lui et parvint à le sauver, en s'exposant lui-même au plus grand péril. 

Nous sommes heureux d'apprendre que le ministre de la marine vient d'accorder une médaille d'argent au courageux sauveteur que l'administration préfectorale prétendait, on ne sait pourquoi, trop jeune pour obtenir cette distinction.  

 

Janvier 1882  -  Drôle de nourrice.  -  Procès-verbal a été dressé contre une femme A. D…..., de Longues, qui avait pris en nourrice les trois enfants d'une fille M…..., servante à Vaux-sur-Aure, elle recevait trente francs par mois pour la garde et la nourriture. Le logis de cette femme est dans le plus mauvais état, ni portes, ni fenêtres, et le toit presque  complètement enlevé. En plus des trois nourrissons, elle élève trois enfants pour elle, l'aînée, âgée de 11 ans, garde les autres pendant que sa mère est en journée. Tous couchent dans la boue, sur de la paille de colza, sans couverture ni vêtements, et sont chargés de vermine. Est-il vrai que la municipalité de Longues connaissait cette situation et ne s'en inquiétait pas ?  

 

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  La tempête.  -  Mercredi et jeudi, violente tempête sur les côtes de la Manche. Elle a causé des dégâts considérables. A Port-en-Bessin, la jetée ouest a été découronnée des blocs énormes de son parapet, sur une longueur de plusieurs mètres. A Asnelles, les digues ont été fort éprouvées, celle de l’hôtel Repos a beaucoup souffert. Une épave, la mâture d'un bateau, est venue s'échouer du large au pied des falaises de Longues. A Arromanches les remparts ont souffert en plusieurs endroit du choc des vagues.

Il y a eu plusieurs accidents de mer, à Cherbourg, la goélette « Diligente » est entrée dans le port prête à couler bas.

A Calais, terrible tempête, le bateau de pêche 65 s’est échoué. L’équipage a pu se sauver. La mer était tellement grosse dans le détroit, que le paquebot n’a pu quitter Douvre.

 

Mai 1887  -  Les monuments historiques de l'arrondissement de Bayeux. -  Jeudi dernier, a paru au Journal Officiel, la loi nouvelle sur la conservation des monuments et objets d'art ayant un intérêt historique et artistique.

A la suite, figurait le tableau de ces monuments et objets. Nous en extrayons le relevé en ce qui concerne l'arrondissement de Bayeux :

Monuments du Moyen-age, de la Renaissance et des temps modernes :

Asnières. — Église. -  Bayeux. — Cathédrale Notre-Dame ; Chapelle du séminaire ; Tapisserie de la reine Mathilde dans la bibliothèque ; Maison dite du Gouverneur, rue Bourbesneur ; Maison rue Saint-Malo, n° 4 ; Maison rue des Cuisiniers, n° 1 ; Maison place de la cathédrale. -  Saint-Loup de Bayeux. — Église. -  Bricqueville. — Église. -  Campigny. — Tour de l'Église et tombeaux dans la chapelle sud.  -  Colleville-sur-Mer. —  Église.  -  Colombiers-sur-Seulles. — Tour de l'église. -  Etréham. —  Église. -  Formigny. —  Église.  -  Louvières. —  Église.

Marigny. —  Église.

Ryes. —  Église. -  Tour. —  Église. -  Ver-sur-Mer. — Tour de l'église.

Dans la partie de la loi concernant les monuments mégalithiques de la Basse-Normandie, on cite le Menhir de Colombiers-sur-Seulles.

 

Janvier 1891  -  Un bateau perdu.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, une goélette appartenant au port de Nantes, chargée de charbons, à destination de Courseulles, est venue donner sur les rochers du Calvados, près de Longues, en face de la Demoiselle de Fontenailles. 

Le brouillard, très épais en ce moment, n'a pas permis à l'équipage d'éviter l'écueil. Dans le choc, le gouvernail s'étant brisé, l'embarcation est allée à la dérive et est venue s'échouer sur les roches. L'équipage a pu mettre les chaloupes à la mer et gagner Asnelles. De Port, où on avait pu apercevoir le bateau en péril, on envoya à son aide, mais tout secours était inutile, l'embarcation est totalement perdue, le ressac, du flot sur les rochers l'ayant désemparée.  

 

Août 1891  -  Pauvre vieille.  -  Un excursionniste, en passant par Longues, arrondissement de Bayeux, a vu, au détour du chemin qui conduit à Fontenailles, une pauvre vieille femme de 88 ans, couchée en plein air avec les débris de son mobilier. Cette femme, qu'avait précédemment recueillie un meunier, ayant été mise à la porte, reste, depuis huit jours, exposée à la pluie, au vent de la mer et au froid de la nuit.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1891  -  Est-ce la fin du monde ?  -  Inondations dans le midi de la France ; neige en Espagne et à Madrid ; choléra à Damas ; influenza à Londres et en Australie, et même en France, dans Maine-et-Loire ; tremblement de terre au japon, 3 000 victimes ; disette dans le nord de la Suède, sans compter les accidents des chemins de fer.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1891  -  Incendie.  -   Samedi, à Longues, un incendie, dû au mauvais état d'une cheminée, a détruit la maison du sieur Alfred Després. Pertes, 6 000 fr. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1893  -  Une victime de la mer.  -  Dimanche un triste accident est arrivé à Longues. Désiré Madeleine, 20 ans, né à Cahagnes, domestique depuis quelques jours chez M. Guillot, cultivateur à Vaux-sur-Aure, était à la pêche sur les rochers, avec son maître et plusieurs personnes. Ayant perdu pied, il s'est noyé. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1894  -  L’Entrée des casernes interdite.   -  Les parents demandant à voir un militaire devront l'attendre au dehors, tandis qu'un soldat du poste ira appeler le demandé. Il sera interdit de pénétrer dans les cantines, même pour y remettre des colis, et les cantiniers seront tenus d'en faire prendre livraison à la porte du quartier, de même pour les fournitures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Absences illégales.   -  Plusieurs jeunes gens de Bayeux et un de Longues enrégimentés au 5e de ligne, qui étaient venus, dimanche, sans permission spéciale, ont été arrêtés à la gare par le gendarme de planton et reconduits à Caen dans l'après-midi. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Année pluvieuse.   -  Sur 340 jours l'Observatoire de Paris a compté 204 jours de pluie ; 100 jours brumeux, créant de la boue, mais sans pluie, et enfin une quarantaine de jours beaux. Les derniers jours de l'année seront plutôt pluvieux que froids. —      Mercredi, sur notre région, éclairs, tonnerre, vent, pluie et grêle. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1896  -  Précoces voleurs.  -  La semaine dernière, les jeunes Louis et Léon Féron, 10 ans, se sont introduits par effraction dans le chalet du docteur Paynel, à Longues, et y ont dérobé plusieurs objets. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1897  -  Chute grave.  -  Le sieur Vallerand, ouvrier charron à Bayeux, en se promenant dans les falaises de Longues, a fait une chute et s'est blessé grièvement. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1897  -  Écrasé sous une maison.  -  Le sieur Lepailleur habitait à Marigny, près Ryes, avec sa femme et ses trois enfants, une vieille masure appartenant à la commune et menaçant de s'effondrer. Malgré les avertissements réitérés de l'imminence du danger, Lepailleur, qui était pauvre, retardait toujours son déménagement. Vendredi, la maison s'est écroulée tout à coup. Lepailleur à été littéralement écrasé sous les décombres et tué sur le coup. Sa femme a pu être retirée vivante, mais elle est blessée très gravement. Le plus jeune de leurs enfants, 3 ans, n'a que quelques contusions. Les deux aînés heureusement, étaient à la pêche au moment de l'effondrement. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1899  -  Moyen de faire passer l’envie de boire.   -   Dernièrement. Albert Rihouey, 31 ans, domestique à Longues, près Ryes, entrait chez la femme Constant Perrée où il but jusqu'à plus soif. Une fois gris, Bèbert voulut caresser la femme Perrée et la suivit jusque dans sa cour où il essaya de la prendre de force. Elle cria ; des voisins accoururent et, en se débattant, Rihouey bouscula fortement une dame Esther. 

Tout cela amène notre buveur amoureux devant le tribunal de Bayeux, qui l'a condamné à quatre mois de prison avec la loi Bérenger.

Rihouey a bien juré de ne plus boire. Il fera bien, car, si on le repinçait dans les vignes du Seigneur, avec l'amende qu'il attraperait il devrait faire aussi les quatre mois ci-dessus. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1901   -   Méchancetés.  -   Un acte de malveillance a été commis au préjudice du sieur Lecomte, représentant de commerce à Bayeux, dans la propriété qu'il occupe actuellement à Longues. Une main inconnue a jeté dans une cuve où il avait fait tremper son marc de pommes une assez grande quantité de morceaux de cristal de soude. La perte s'élève à 400 francs.

On s'est introduit dans la cave du sieur Louis James, cultivateur à Litteau, près Balleroy, et on lui a brisé un tonneau contenant 2 800 litres de cidre qui ont été perdus. (Source  : Le  Bonhomme Normand)

 

Novembre 1902  -  Sept ans de réclusion, pour la brute de Longues : Alcoolique et violent, il brutalisait sa jeune épouse et son vieux père. L'épouse s'étant enfuie, il a passé sa rage  sur le vieillard de 78 ans, invalide, qui en est mort.

 

Février 1904  -  Brûlée vive.  -  Une petite fille de 4 ans, Juliette Hue, qui avait été un moment laissé seule par ses parents, journaliers, s'est approchée trop près du feu qui s'est communiqué à ses vêtements. Brûlée grièvement au ventre et aux jambes cette pauvre petite est morte le lendemain.  

 

Février 1904  -   Parents attention !   -   La petite Juliette Hue, 4 ans, avait été laissée, seule un moment par ses parents, journaliers à Longues, près Ryes.

Elle eut le malheur de s'approcher trop près du feu qui se communiqua à ses vêtements. La pauvre petite a été si gravement brûlée au ventre et aux jambes qu'elle est morte le lendemain. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1905  -   Cabanes de baigneurs cambriolées.  -  Dans la nuit du 28 au 29 avril, douze cabanes de baigneurs placées au bord de la mer, à Longues, ont été cambriolées par des malfaiteurs  qui ont dérobé des liqueurs et différents objets, le tout estimé 120 francs.  Une enquête est ouverte pour découvrir les auteurs de ces vols.

 

Septembre 1913  -  Une épave.  -  On a trouvé échouée a 200 mètres des falaises, tout près de la Roche-Percée et du sentier à pic montant de la grève à Fontenailles, une embarcation de six mètres, ovale, à fond plat, recouverte d'une épaisse couche d'algues, mais en parfait état, sans aucune indication de provenance. Elle ressemble aux barques en usage sur le canal de Caen à la  mer.

 

Novembre 1913  - Un cadavre de femme sur la grève  -  On vient de découvrir à Longues, le corps d'une femme de 35 ans étrangère à la localité. Le cadavre méconnaissable, avait été rejeté  par la mer. L'inconnu porter un gant de peau noire a deux boutons, un costume de laine gros bleu, bordé de tresse noire, garnie de galon, doublé de percaline bleue, un corsage blanc, une  chemise fine, garnie de dentelle, un lorgnon.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Lisieux : Église Saint-Pierre, Église Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Féves, Maison dite " le manoir de salamandre ", rue aux Féves. Maison dite " le  manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-Boucherie ; Longues-sur-mer : Église de Marigny ; Louvières : Église ; Luc-sur-mer : Clocher de l'église, Croix en Pierre (1662) dans le cimetière ; Maizières : Église ; Maltot : Chœur de l'église  ; Mèzidon : Église du Breuil ; Mondeville : Église ; Mosles : Église ; Mouen : Église ; Mutrecy : Portail nord de l'église ; Norrey : Église ; Ouistreham  : Église ; Ouville-la-bien-Tournée : Église ; Parfouru-l'Eclin, Clocher et pignon oriental du chœur de l'église, Etc...

 

Juillet 1915  -  L'abbaye de longues.  -  Le "journal officiel" publie un décret présidentiel classant parmi les monuments historiques les ruines de l'ancienne abbaye de Longues.

 

Juillet 1916  -  Engin à la dérive.  -  Au pied de la falaise de Longues, près Bayeux, on a trouvé un flotteur de métal pourvu d'une nacelle pouvant supporter dix huit personnes. Cette énorme bouée est de fabrication américaine et provient probablement d'un naufrage.

 

1924  -  Changement de nom.  -  La commune prend le nom de Longues-sur-Mer.

 

Avril 1924  -  Élection d’un maire.  -  M. Alfred Brunet a été élu maire de Longues en  remplacement de M. Désiré. Châtel, démissionnaire pour raisons de santé.  

 

Septembre 1924  -  Inauguration du monument.  -  Dimanche 7 septembre aura lieu, à Longues, la bénédiction et l'inauguration du monument commémoratif érigé dans le cimetière. 

A 8 h. 30 (heure ancienne), à la mairie, revue de la subdivision des sapeurs-pompiers, remise des décorations; réception par le Conseil municipal des vétérans de 1870, des anciens combattants de la grande guerre, des enfants des écoles.

A 9 h. 15, formation du cortège. A 9 h. 30 très précise, service funèbre, chant patriotique, allocution par M. le chanoine Barbey, secrétaire de l'évêché. A l'issue de la cérémonie, bénédiction et inauguration du monument, remise d'une gerbe de fleurs par les enfants de la commune et d'une couronne par les anciens combattants et les sapeurs-Pompiers. Vin d'honneur, gracieusement offert aux vétérans de 1870, aux anciens  combattants et aux sapeurs-pompiers.  

 

Septembre 1926  -  Tombé de voiture.  -  M. François Ponfouchet, cultivateur, est tombé du haut d'une charrette de grain qu'il était occupé à décharger, se faisant des contusions multiples.

Le docteur Vieille, de Rouvron, lui a ordonné trois semaines de repos.

 

Mars 1930  -  Une mégère.  -  La gendarmerie de Bayeux a ouvert une enquête sur les mauvais traitements que feraient subir la femme Catherine, de Longues, aux deux enfants que  son mari avait d'un premier lit, Albert, 12 ans, et Roger, 9 ans. Il a été établi que les pauvres petits manquaient de nourriture et devaient mendier.  

 

Février 1936  -  Un ouvrier se pend en rentrant de voyage.  -   Dimanche soir, vers, 19 heures, Marcel Olive, 33 ans, ouvrier agricole, rentrait de voir sa mère à Le Tronquay, lorsque sa femme lui proposa de se mettre à table. Il répondait négativement, déclarant qu'il allait se coucher. 

Cependant, il sortit et, au bout d'un moment, Mme Olive, inquiète, de ne plus le voir, se mit à sa recherche et le découvrit pendu dans le cellier. 

Elle appela un voisin, qui coupa la corde, mais il était trop tard, la mort avait déjà fait son oeuvre. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1936  -  Les obsèques de Jacques Bainville.  -  Les obsèques de Jacques Bainville, de l'Académie Française, ont été célébrées samedi, à Marigny.

Dans la foule qui défila au domicile mortuaire, chez M. Niobey, père de Mme Bainville, où la dépouille mortelle de l'Académicien avait été amenée jeudi soir, on a noté la présence de M. le Baron Guy de Mathan, représentant le duc de Guise ; MM. Lachaze, préfet de la Manche, venu à titre privé ; Xavier Delisle, Léopold Delisle, neveux d'un ancien membre de l'Institut ; Artu el  Yver de la Vigne ; Bernard, conseillers généraux ; Baudry, conseiller municipal de Saint-Lô ; le lieutenant-colonel Libor, commandant d'armes de Saint-Lô ; le chef d'escadron de Benazé, du 11e d'artillerie de Cherbourg ; le capitaine Souriau, du 8e d'infanterie de Saint-Lô ; le capitaine de gendarmerie Maréchal, de Saint-Lô ; le vicomte de Tocqueville, le docteur Martin, Le Rendu, avocat ; Hardouin, juge au Tribunal ; Lejeune, de Cherbourg ; Barbaroux ; le docteur Delmas, de Cherbourg ; le comte et le vicomte de Tillières de la Conte ; de Genouilhac, de Ferron, Armand du Gault, de Guernon, Villain, inspecteur primaire. On remarquait aussi le Conseil municipal de Marigny et une délégation des anciens combattants avec leur fanion et d'importantes délégations de «  Camelots du Roi » et d' « Action Française » de la Manche, du Calvados et d’Ille-et-Vilaine.

Sur la terrasse de la maison mortuaire, où avait été déposé le cercueil, recouvert de l'habit, de bicorne et de l'épée d'académicien et au pied duquel se trouvaient les décorations de  Jacques Bainville, un prêtre venu de Paris donna l'absoute, cependant que les assistants reprenaient les prières des morts et ce fut le défilé jusqu'au cimetière.

M. Eudeline, maire de Marigny, rendit hommage à l'académicien devenu marignals par alliance et de cœur.

M. Langevin, un Saint-Lois dont le pseudonyme littéraire est René Brécy, apporta le salut de ses admirateurs et de ses collaborateurs à Jacques Bainville.

M. Delbecque, des comités directeurs d'« Action Française », adressa un dernier adieu à Jacques Bainville, dont il vanta les qualités d'époux, de père et d'ami. Puis la foule défila devant la famille.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

Mars 1936  Un pochard dangereux.   -  Se rendant à Longues, pour y effectuer une livraison, vers 18 h. 30, M. Jean Gorottis, chauffeur, qui conduisait le camion d'une raffinerie de pétrole, vit  venir à lui une voiture automobile qui, dépourvue de lumière, faisait des embardées sur la route. 

II se rangea, mais la voiture folle vint se jeter sur son camion arrêté. 

L'automobiliste, auteur de cet accident stupide, Jules Dudouet, demeurant à Bayeux, chemin du Bois-de-Boulogne, était, au dire des témoins, en complet état d'ivresse. 

Vu procès-verbal a donc été dressé contre lui pour ivresse et un autre pour infraction au Code de la Route. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1937  -    Un ouvrier agricole se suicide.  -  M. Maurice Roquet, 55 ans, ouvrier agricole, a été trouvé, jeudi matin, par son patron, pendu à un porte-harnais, dans une écurie de la ferme. 

Quoique de tempérament peu communicatif, le désespéré donnait toutes satisfactions à ses maîtres et ni malade ni infirme, il n'avait jamais laissé prévoir pareille détermination. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1938  -  Un vol d’eau-de-vie.  -  Il y a deux ans environ, M. Gaston Lefortier, 51 ans, maire de Longues-sur-Mer, fit transvaser, par l’employé d'un bouilleur de Bayeux, 228 litres d'eau-de-vie de cidre à 60° et 28 litres à 58° dans deux fûts différents, placés dans un local attenant à la cuisine de son habitation, où il ne réside d'ailleurs que par intermittence, ayant un domicile à Paris.

Depuis cette époque, il prit, de temps à autre, 1 ou 2 litres d'alcool et, finalement se décida à mettre le reste en bouteilles.

Mais, quelle ne fut pas sa stupeur de constater que, dans un fût, sur les 28 litres, il n'en restait plus que 10 et à 39°, et, dans l'autre 42 litres à 44°.

L'alcool, d'ailleurs, était trouble, ce qui semble bien indiquer qu'il a dû être versé de l'eau dessus.

M. Leforestier estime qu'il subit un préjudice de 4 000 francs environ.

Les gendarmes de Port ont ouvert une enquête serrée sur cette affaire.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   De nouveaux monuments historiques.   -   Des monuments viennent d'être classés dans diverses communes du Calvados. Ce sont, à Bernières-sur-Mer, les pavillons  du XVIIe  siècle du château ; à Saint-André-sur-Orne, le chœur de l'église ; à Sept-Vents, dans l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Laurent, le rétable de l'ancienne chapelle et une  statue au-dessus de  la porte d'entrée ; à Tierceville, dans l'église paroissiale, les fonts baptismaux ; à Longues-sur-Mer, dans l'église, une statue du XVIe siècle ; à Ver-sur-Mer, dans l'église, un bas-relief du XIVe siècle; à Fierville-les-Parcs, dans l'église, un retable et deux bois sculptés ; à Blainville, dans l'église, un retable et deux statues ; à Bénouville, dans l'église, le tabernacle ; à Vaux-sur-Seulles, dans l'église, une toile de Jean Restout.   (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Mars 1938   -   Désespéré de la mort de sa fillette, un rentier se suicide.   -  Profitant de l'absence de sa femme, M. Louis Bourigault, 50 ans, rentier à Longues, s'est suicide dans le vestibule de son habitation en se tirant, une balle de revolver d’ordonnance dans la tête. Sur la table de la cuisine, le désespéré avait laissé une lettre dans laquelle il faisait connaître qu'il se donnait la mort. 

M. Bourigault avait été profondément affecté par la mort, survenue il y à quelques mois, d'une fillette de 10 ans. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Mars 1938   -   Un propriétaire se tue d'une balle dans la tête.   -   M. Louis Bourigault, 49 ans, propriétaire à Longues, a été découvert, tué d'une balle de revolver dans la tête, à son domicile, par son gendre qui, surpris de ne pas le voir arriver comme de coutume à l'heure du repas, s'était mis à sa recherche. 

Le malheureux s'était suicidé. Le docteur Desbouillons, de Bayeux, qui a constaté le décès et délivré le permis d'inhumer, pense que la mort a dû être instantanée. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938 - Deux conducteurs ne tenaient pas leur droite. -  Deux voitures sont entrées en collision à Longues-sur-Mer, près du monument. L'une était conduite par M. Jean Bouvet, 27 ans, garagiste, demeurant 60, rue Schnetz, à Flers-de-l'Orne, qui venait de Port-en-Bessin, se dirigeant vers Arromanches-les-Bains, l'autre, suivait la direction inverse et était conduite par M. Georges Bonnet, 24 ans, demeurant 26. rue Maréchal-Joffre à Saint-Aubin-sur-Mer. 

Par suite du choc, Mme Bouvet, qui accompagnait son mari, fut projetée sur le pare brise et légèrement blessée à la tête. De plus, elle a des contusions aux bras, et se plaint également  de violents maux de tète.

Si la voiture de M. Bonnet n'a que de légers dégâts, il n'en est pas de même pour celle M Bouvet, qui a beaucoup souffert du choc. D'autre part, les deux conducteurs se sont vus dresser procès-verbal pour ne pas avoir tenu leur droite.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1938   -  Des vols à Longues.   -  Des vols de bourrées, de linge et de différents autres objets ont été commis au préjudice de Mlle Lucas, 51 ans, rentière, demeurant à Longues. On soupçonne les époux B…….. dont le casier judiciaire est déjà lourdement chargé.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1940   -   Camouflez vos lumières.   -   Il est encore des gens qui n'ont pas compris qu'ils devaient, la nuit venue, camoufler totalement leurs lumières malgré les avis qui ont été donné et souvent même à eux en particulier. C'est ainsi que des procès-verbaux viennent d’être dressés à ce sujet, contre :  Mme Lucie Cuvalacci, à St-Laurent-sur-Mer ; M. Emile Etasse, canicien, à Saint-Laurent-sur-Mer ; Mme Henri Potignon, à Longues-sur-Mer ; Mme veuve Astor, à Commes.

Juin 1940   -   Révocation du maire de Longues.   -   Nous annonçons que le maire de Longues-sur-mer, coupable d'avoir répondu des nouvelles tendancieuses, avait été mis à la disposition du Parquet.

Depuis, à la demande du Préfet du Calvados et sur la proposition du ministre de l'Intérieur, le Président de la République a révoqué de ses fonctions M. Leforestier, maire de Longues-sur-mer, par décret du 28 mai 1940.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Juillet 1940   -   Électrocuté !   -   Des soldats allemands ont trouvé, sur la route de  Vaux-sur-Aure à Longues, lieu-dit « Frémichon », tombé près du transformateur qu'il avait eu  mission de  réparer, le cadavre de M. André Le Paulmier, 46 ans, ouvrier à la Société d'Électricité de Caen, domicilié à Saint-Vigor-le-Grand. Le malheureux laisse une veuve et deux enfants. 

 

Août 1940   -    Affaires municipales .  -   M. Leforestier, maire de Longues, avait été accusé de propos défaitistes et révoqué. Un non-lieu étant intervenu, M. Leforestier a interjeté appel de sa révocation.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Un maire rétabli.   -   Sous un autre gouvernement, M, Lefortier avait été relevé de ses fonctions de maire de Longues. La presse avait relaté le fait en son temps. Or, l'amiral Darlan, par arrêté paru à l'« Officiel » du 21 mai, vient de replacer M. Lefortier à la tète de sa commune. Nous complimentons M. Lefortier de cette décision qui est, pour lui, une haute réparation à son honneur.  

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les  régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils  seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Évrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de Gonneville-sur-Mer ;  Arthur  Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été ordonnés prêtres le 29 juin 1892.

 

Juillet 1943   -   Lutte contre le doryphore.   -   Conformément aux instructions de la Feldkommandantur, la troisième pulvérisation devra commencer le 10 juillet, se terminer le 16 juillet au soir. La 4eme pulvérisation devra débuter le 18 juillet et se poursuivre jusqu'au 24 juillet au soir. Les agents de la force publique sont chargés de veiller à l'application de cette disposition.

Par ailleurs, la Feldgendarmerie a reçu l'ordre de surveiller les pulvérisations et de dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Une série d'intoxications par de la viande avariée, vient d'être constatée à Bayeux, St-Manvieux, Carcagny et Longues, intoxications suivies d'un décès, celui de M. Marcel Lefévre, 51 ans , ouvrier agricole chez M, Chàtel, cultivateur à Longues. La viande avariée proviendrait d'un boucher de Bayeux. Cette affaire a provoqué une certaine émotion dans la région, mais il convient d'attendre les résultats de l'autopsie et de l'enquête judiciaire.

 

Mai 1944  -  La pêche aux moules.  -  La pêche des moules est autorisée du lever au coucher du soleil sur les moulières ci-après désignées du 30 avril au 31 octobre, L'Aiguillon, Lion-sur-Mer (partie salubre), Hermanville, la Ronde, Colleville du 1er mai au 30 septembre, la Fosse, Guinehaut-Est, Guinehaut West ; 1er mai au 30 novembre, Longues-sur Mer, Marigny, Commes, Huppain ; 15 mai au 15 septembre, Le Ratier; 15 mai au 30 septembre, Gonneville, Auberville, Villers (dite du Plateau).

L'exploitation est rigoureusement interdite sur les moulières ci-après Vierville, les Essarts, la Caillotuière, le Rocher, la Roque, le Pontiers, Port-en-Bessin Est et West, Sainte-Honorine-des-Pertes, le Figard, le Capet, le Vilain, la Folie, Villerville, le Quilhoc, L'Anguille, les Iles, le Gruin, l'Epée, Lion-sur-Mer (partie insalubre).  

 

 Juin 1944  -  Exercices de tirs.  -  Le Préfet du Calvados à Monsieur le Maire. 

 

J’ai l’honneur de vous faire connaître que des exercices de tirs auront lieu sur la côte le 6 juin 1944 de 7 heures à 9 heures, en direction de la mer entre Drandcamp-les-Bains et Manvieux.

Les habitants devront rester à l’abri et le bétail est à retirer des herbages.

La présence de bateaux de pêche est interdite dans la zone maritime dangereuse. (Source Arch. du Cal.)

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Au nord du village, à 500 mètres du littoral, la Wehrmacht avait construit dès 1943, une batterie côtière. Celle-ci abritait quatre canons de marine bien  protégés d'une portée de près de 20 km, elle menaçait la plage du débarquement de Gold Beach et pouvait aussi atteindre la plages d'Omaha Beach à l'ouest. Les Alliés firent de la mise hors de combat de cette batterie un objectif prioritaire du jour J. La batterie subit un pilonnage depuis deux croiseurs anglais et du croiseur français "Georges Leygues". Le lendemain, le

 

Mars 1945  -  Les victimes des mines.  -  Deux habitants de Longues, MM. Émile Anquetil, 18 ans, domestique agricole, et Albert Godefroy, 31 ans, ont sauté sur des mines. 

Le premier a été tué et le second très grièvement blessé.

  -  M. Charles Leforestier, 45 ans, cultivateur à Livry, a eu la jambe gauche arrachée par l’explosion d’une mine.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1946  -  Deux allemands victimes d’une explosion.  -   A Longues-sur-mer, deux prisonniers allemands, qui enlevaient avec une pelle un engin de guerre d’un système inconnu, ont été atteint par l’explosion de celui-ci. L’un d’eux fut tué sur le coup, son camarade, grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital de Bayeux. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1946  -  Le souvenir du colonel Peter Dewey.  -  Le sénateur américain Charley Dewey et Mme Dewey, qui résident actuellement à Longues-sur-Mer, prés Bayeux, ont été reçus par la municipalité et la population d’Isigny, dont ils sont les bienfaiteurs.

Le docteur Touraille, maire, a remis au sénateur Dewey le texte de la délibération du Conseil Municipal a laquelle la population adopte et reconnaît comme un de ses enfants, le colonel Peter Dewey, fils du sénateur, mort au champ d’honneur en indochine. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Longues-sur-Mer  -  le Chaos
Environs d'Arromanches     Église de MARIGNY

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