|
Janvier 2026 |
EUN
SYIELLE D'HISTOUÈRE D'CALVADOS
|
Page 1 |
|
![]() |
IFS |
|
|
|
Canton de Caen |
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
Janvier 1830 - Une Grande-Outarde. - La semaine dernière on a tué, entre Ifs et Allemagne, un oiseau que l'on ne voit dans notre pays qu'à de longs intervalles, cet oiseau est la Grande-Outarde ( olis tarda L. ), le plus gros oiseau de l'Europe. il habite le midi de la France, le Piémont, l'Espagne, etc… L'individu tué à Ifs était male et pesait 22 livres. Sur le dos, son plumage est d'un fauve vif traversé d'une multitude de traits noirs, sur tout le reste du corps il est grisâtre. M.
E. Deslongchamps en a fait l'acquisition pour la collection de la faculté
des sciences. (Le Journal de Caen et de la Normandie)
Juin 1834 - Tribunal de police correctionnelle. - Le 19 mai dernier, une querelle s'éleva, dans un champ, à Ifs, entre un sieur Paul Touchet, de Solliers, et la veuve Lemonnier. Celle-ci reçut des coups pour lesquels elle avait fait traduire le sieur Touchet, qui, eu égard à la quasi-réciprocité des torts, en a été quitte pour 16 fr. d'amende et les dépens. - Des propos malhonnêtes avaient été tenus par une femme Duverney, de la commune de Vendes, contre une fille Thomas, de la même commune. La mère de celle-ci demanda raison de ces propos, et alors s'engagea, entre les deux commères, une rixe dans laquelle on échangea les injures et les coups. Le tribunal s'est contenté de mettre à la charge de la femme Duverney les trois quarts des dépens. (Mémorial du Calvados)
Juin 1835. - Un accident. - Monté sur le devant d'une charrette chargée de foin, qui revenait des champs à la ferme, le sieur Huet, cultivateur à Ifs, est tombé sous une des roues de la voiture qui lui est passée sur la poitrine. L'état
du sieur Huet, quoique très alarmant, n'est pourtant pas désespéré.
(Le Pilote du Calvados)
Juillet
1835. -
Un accident de la route. - Il
est peu de jours où nous n'ayons à enregistrer des accidents qui ont
lieu, le plus souvent, par l'imprudence des voituriers. Mardi
Septembre
1835. - Une épidémie. - Depuis
une vingtaine de jours, il règne dans la commune d'Ifs une épidémie qui
a un caractère grave. C'est un flux de sang, auquel se mêlent
quelquefois des symptômes de choléra. Plusieurs
des attaques ont été suivies de mort, et des cadavres ont été reconnus
présenter les traces ordinaires de cette maladie. Près de 80 personnes
ont été atteintes de cette épidémie, qui ne paraît pas être encore
arrivée à son terme. Il
est probable que l'autorité locale aura donné connaissance de ces faits
à l'administration départementale, afin qu'elle s'assure s'il n'existe
pas quelques mesures hygiéniques à prendre dans l'intérêt de la
commune attaquée. (Le
Pilote du Calvados)
Juin
1836. - Un conflit entre voisins aux
conséquences fâcheuses. - Le
deux de ce mois, voulant profiter d'une pluie abondante, un cultivateur de
la commune d'Ifs chargea son domestique, nommé Marie, âgé de 17 ans
seulement, de faire un barrage pour diriger un ruisseau dans la mare de sa
cour. Pour
établir sa digue, ce jeune homme empiéta un peu sur la propriété du
voisin, le sieur Boutrais, d'un âge avancé, qui, voulant utiliser
également le ruisseau, s'aperçut de l'usurpation du voisin et détruisit
l'ouvrage qui lui nuisait. Sur ce, une altercation survint pendant
laquelle le jeune Marie, ayant reçu quelques éclaboussures, porta sur la
tête du sieur Boutrais un coup d'un rabot avec lequel il avait formé son
barrage. Ce coup a eu des conséquences fâcheuses, depuis ce moment, le sieur Boutrais est alité, et l'on a même des inquiétudes pour ses jours. La justice a pris connaissance de cette affaire. » (Le Pilote du Calvados)
- « Qui terre a, guerre a », dit le proverbe. - A la suite d'une pluie abondante, le 2 juin dernier, les habitants de la commune d'Ifs travaillaient à recueillir pour leurs mares l'eau que le ciel leur envoyait fort à propos. Un cultivateur avait envoyé son petit domestique, nommé Théodore Marie, pour établir une rigole destinée à amener les eaux sur sa propriété. Un sieur Boutrais, âge de 72 ans, s'occupait du même travail, au même endroit. Chacun prétendant avoir droit de s'emparer des eaux pluviales, une altercation eut lieu, pendant laquelle Marie porta au sieur Boutrais un coup de rabot, qui lui fit à la tête une grave blessure, qui, plus de vingt jours après, n'était pas encore cicatrisée. La circonstance dans laquelle le coup avait été porte, l'âge de l'accusé, qui n'a que 16 ans et demi, une sorte de provocative dont il aurait été l'objet de la part du sieur Gervais qui lui avait jeté de l'eau avec sa pelle, près de deux mois de détention prévention ont attiré sur Marie l'indulgence du jury qui l'a déclaré non-coupable. (Le Pilote du Calvados)
Mars 1838 - Un incendie. - Une modeste habitation qu'avait fait construire récemment dans la plaine d'Ifs, sur le bord du chemin vicinal, un sieur Lalande, ouvrier charpentier, a été réduite en cendres, vendredi dernier. Les secours empressés des habitants de la commune n'ont pu arrêter les progrès des flammes qui, en peu d'instants, ont dévoré cette maison, l'unique fortune d'une famille honnête et laborieuse, qui n'a pu rien sauver du désastre. Ce sinistre est purement accidentel. Le vent ayant poussé vers le foyer des pailles de colza, pendant que la femme Lalande se trouvait momentanément dans son jardin, le feu se communiqua de suite à tout l'intérieur de l'habitation. La bienfaisance publique ne peut s'exercer plus utilement qu'en cette circonstance, pour aider cette malheureuse famille à réparer le désastre qui l'a ruinée. (Le Pilote du Calvados)
Juin 1838 - Les retards de moissons. - Le temps qui s'est tenu assez beau depuis dimanche, a permis de rentrer ou de mettre en sûreté une grande quantité des foins que des pluies continuelles avaient empêché de récolter et que l'on craignait beaucoup de perdre. Malheureusement quelques-uns des foins qui, les premiers coupés, ont eu à subir toute l'intempérie sont gravement avariés, on dit même que plusieurs cultivateurs ne pourront employer que comme litière une partie de leur récolte. (Le Pilote du Calvados)
Juin
1838 -
Orage matinal une victime à Ifs.
- Hier,
dés le point du jour un violent orage a grondé sur notre ville. La
foudre est, dit-on, tombée presque en même temps sur divers points de la
campagne voisine. Dans
la commune d'ifs elle a malheureusement laissé des traces de son passage.
Un journalier qui était occupé dans un champ à botteler du foin a été
frappé et est mort sur-le-champ.
Février
1856 - Cour d’Assises du Calvados.
- Présidence
de Monsieur le conseiller d’Angerville. Audience du 11 Février. —
Le 9 octobre dernier, la dame veuve Vasnier, demeurant à Ifs, s’aperçut,
en entrant le matin dans son étable, qu’une de ses vaches lui avait
été volée pendant la nuit. Elle en avertit son frère, le sieur
Lemarié, qui, sachant qu’une foire avait lieu, ce même jour, aux
environs de Condé, partit immédiatement, en se dirigeant vers cette
ville, dans l’espérance de retrouver les auteurs du vol commis au
préjudice de la dame Vasnier. Plusieurs personnes qu’il interrogea sur
la route lui dirent avoir rencontré un homme et une femme conduisant une
vache volée.
Convaincu
qu’il ne tarderait pas à la retrouver, le sieur Lemarié alla faire sa
déclaration à la gendarmerie d’Aulnay-sur-Odon et reprit bientôt son
chemin, accompagné du maréchal-des-logis de cette brigade. Enfin,
arrivés à la Besace, ils reconnurent dans une auberge, la vache qui
faisait l’objet de leurs recherches. Cet animal y avait été amené par
la fille Madelaine (Antoinette), enfant trouvée, âgée de 37 ans,
journalière, demeurant à Maisoncelles-la Pelvey. La
fille Madelaine déclara d’abord s’appeler veuve MondeIiard, soutint
avoir acheté d’un inconnu, la vache retrouvée en sa possession. Puis
revenant bientôt sur ces allégations, elle dit que cette vache avait
été élevée par elle. Enfin, dans ses derniers interrogatoires, elle a
recours à un nouveau système de défense, et prétend que, le 5 octobre
au soir, se trouvant à Caen, sur la place où se louent habituellement
les ouvriers pour la récolte, elle avait été abordée par un individu
qui lui avait proposé de l’aider à conduire une vache qu’il voulait
vendre à la foire. Comme il lui promettait un bon prix, elle accepta son
offre et l’avait suivi jusque sur la route d’ifs. Là,
il l’avait laissée seule quelques instants, et ils étaient alors
partis ensemble vers la Besace. Enfin, à Harcourt, son compagnon de
voyage l’avait, dit-elle, quittée en lui donnant rendez-vous pour le
soir à la Besace ; c’est alors quelle avait été arrêtée. Traduite devant la Cour d’Assises, la fille Madelaine, par l’organe de son défenseur, Me Duvant, nommé d’office, a donné des explications de telle nature qu’elle a obtenu du jury un verdict d’acquittement. (Source : Le journal de Honfleur)
Mars 1861 - Suicide. - Le nommé Marie (François-Urbain), tailleur de pierres, âgé de 54 ans, domicilié à Ifs, s'est suicidé dans matinée d'hier, en se pendant dans sa grange. La
cause de cette mort est attribuée à une maladie noire qu'il avait depuis
la mort de sa femme, qui est décédée il y a environ quatorze mois. ( L’Ordre
et la Liberté)
Janvier 1862 - Un accident. - Avant-hier, vers neuf heures du matin, le nommé Lefèvre (Augustin), âgé de 26 ans, ouvrier huilier, demeurant à Ifs, employé dans l'usine de la rue Coupée appartenant à M. Ch. Paulmier, a eu la main gauche presque broyée par des engrenages. La blessure est telle que l'amputation du bras a été jugée nécessaire. ( L’Ordre et la Liberté )
Pendant que les habitants réunissaient leurs efforts pour éteindre l'incendie, M. le maire d'Ifs envoyait en toute hâte demander des secours à Caen. A 2 heures 3/4, le grand chariot de la compagnie de pompiers partait du dépôt et était dirigé sur le lieu du sinistre, emportant un détachement de vingt sapeurs sous les ordres de M. Paysant, leur capitaine. En même temps, un détachement de cent cinquante hommes du 33e de ligne quittait la caserne de Vaucelles et se rendait rapidement au hameau de Bras. A son arrivée, à 3 heures 1/4, M. le capitaine des pompiers constata que toute la toiture du bâtiment incendié avait été détruite par les flammes, néanmoins, comme il existait encore de la paille et beaucoup de pièces de bois en feu, cet officier fit manœuvrer la pompe et ne tarda pas, secondé par les hommes de troupe qui formaient la chaîne, à se rendre complètement maître du feu. A 5 heures, ce matin, tout était terminé, et les pompiers sont revenus à Caen, à 6 heures ¼, le détachement du 33e n'a pas tardé non plus à rentrer à Vaucelles. On se perd en conjectures sur la cause de ce sinistre qui s'est déclaré, parait-il, par la toiture. Une enquête a été ouverte par les soins de M. le commissaire central qui se trouvait sur les lieux, ainsi que M. le commissaire de police du quartier Saint-Jean. On estime la perte a 3 ou 4 000 francs. Les
bâtiments incendiés étaient assurés pour une somme de 5 000 francs à
la Compagnie d'assurance mutuelle, rue Singer. (l’Ordre et la
Liberté)
Octobre 1863 - Un accident. - Mardi dernier, une femme du hameau de Bras, commune d'Ifs, est tombée accidentellement dans son puits, où elle a trouvé la mort. Si
nous sommes bien informés, cette malheureuse serait restée deux heures
au fond du puits, sans qu'aucun habitant de la commune se soit décidé à
lui porter secours. C'est le sieur Lelogeais, chaudronnier à Vaucelles,
qui, passant par Bras, s'est empressé, aidé de son apprenti, qui est
descendu dans le puits, d'en retirer le cadavre. (l’Ordre et la
Liberté)
Janvier
1866 -
Le feu. -
dans la nuit de samedi à dimanche, à Ifs, un commencement
d'incendie s'est déclaré chez les époux Lesieur. La femme s'est
aperçue, à une heure du matin, que le feu était à son lit. À ses
cris, les voisins accoururent et on vint promptement à bout de tout
éteindre. Le lit a été brûlé en entier, plus une chaise. Perte, 270
francs.
Juin
1868 - Un
incendie. -
La femme Barette, demeurant sur le territoire de la commune d'Ifs,
au lieu-dit les « Quatre Colonnes », était sortie lundi, vers
6 heures du soir, pour aller conduire sa vache à quelque distance de son
habitation, laissant ses deux enfants, une petite fille de 2 ans, et son
frère, âgés de 6 ans, dans une grange pleine de bottes
de paille et de foin. Comment
ces enfants ont-ils pu mettre le feu aux matières si inflammables qui les
entouraient ? C'est ce dont on ne se rend pas encore bien compte
aujourd'hui, on suppose, cependant, qu'ils ont voulu jouer avec des
allumettes chimiques qu'ils auraient eues. en leur possession. Toujours
est-il que lorsque la mère revint, après une absence d'environ cinq
minutes, elle trouva, au milieu d'un brasier fumant, les deux pauvres
enfants entièrement carbonisés. Leurs
corps ont été trouvés dans une auge de la grange, opposée à
l'entrée, où, effrayés des premières lueurs du feu, ils s'étaient
sans doute réfugiés. L'incendie
a duré trois quarts d'heure environ, et malgré les énergique efforts du
détachement de remonte stationné à l'école de dressage de Cormelles,
qui s'est rendu en toute hâte sur les lieux, rien n'a pu être sauvé. Les
pertes matérielles se composent de 132 bottes de foin, 50 bottes de
paille, un crible et plusieurs autres outils, estimés à 320 francs. La
femme Barette est, nous dit-on, à demi folle de douleur.
Septembre
1872 -
Nécrologie.
- M.
l'abbé Dupont, curé d'Ifs, est décédé à la suite d'une longue et
douloureuse maladie. M. l'abbé Dupont, née en 1812, ordonné prêtre en
1835, dirigeait
la paroisse d'Ifs depuis 1853. Il avait été nommée chapelain épiscopal
en 1844.
Avril 1874 - Fraude. - Procès-verbal va être dressé contre les nommés : 1° Claire Olive, femme Eléonore, marchande d'eau-de-vie, demeurant à Ifs, près Caen. 2° Eugène Eléonore, son fils, âgé de 14 ans, demeurant chez ses parents, inculpés d'avoir passé 9 litres d'eau-de-vie en fraude à l'octroi de Caen.
Octobre 1874 - Orages. - Un violent orage est venu fondre mercredi soir sur l'arrondissement de Lisieux : des éclairs d'une fores et d'un éclat extraordinaires, accompagnés de violents coups de tonnerre, ont pendant plusieurs heures sillonné le ciel en tous sens. Une pluie diluvienne s'est abattue sur Lisieux et ses environs. La foudre est tombée à Saint-Pierre-des-Ifs, sur l'écurie de la ferme de Mme Vve Carpentier, et exploitée par le sieur Detoy. 2 500 bottes de foin ont été brûlées, ainsi que des harnais et une partie du bâtiment. La perte est évaluée à 7 500 fr. environ. L'immeuble seul était assuré. Cet orage s'est étendu sur une grande étendue de pays. Nous trouvons dans les journaux d'Alençon les détails suivants : « Les grêlons avaient une forme sphérique, il ressemblaient à de grosses pralines, quelques-uns, les plus gros, à des oeufs d'oiseaux. Nous en avons pris au hasard qui pesaient en moyenne de 7 à 8 gr. On nous alarme qu'il en a été ramassé de plus forts pesant 12 et 15 grammes ». Pendant l'orage qui a éclaté sur notre contrée dans la nuit de jeudi, la foudre est tombée sur le calvaire d'Ifs. L'arbre de la croix a été brisé ainsi que le socle en pierre, et le Christ a été très endommagé.
Octobre
1874
- Éclipse. -
Le 10, il y aura une
éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.
Décembre
1874
- Condamnation. -
Pierre-Edmond
Mages, 27 ans, carrier à Ifs, 6 jours de prison et 50 fr. d'amende, pour
chasse à l'aide d'engins prohibés.
Juillet 1877 - Vacances. - Les vacances des lycées sont fixées au 6 août ; celles des écoles primaires commenceront le mardi 31 juillet et se termineront le dimanche 2 septembre.
Août
1877
-
Travaux. -
Le
ministre a accordé à la commune d’Ifs, un secours de 3 000 fr. pour
l'aider à payer les dépenses de reconstruction du chœur de son
Février
1879
-
Effondrement d’une maison. -
Dimanche,
vers six heures du matin, la maison habitée à Ifs, près Caen, par la
famille du nommé Cairon, s'est écroulée. Un enfant de sept ans, Albert
Cairon, a été tué sous les décombres.
Avril
1879 -
Demande de subvention. -
Le
Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les
fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été
établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant
compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des
ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux
communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux
presbytères, à Ifs, travaux à l'église. Montant de la dépense
21 665,35 fr. déficit : 922,46 fr.,
Juillet 1880 - Les suites des orages. - On ne connaît pas encore le chiffre exact des dégâts causés dans le département par les derniers orages. Il dépasse: certainement plusieurs millions. Dans une seule commune, Avenay, les pertes s'élèvent à 400 000 fr., cinquante hectares de blé, orge et colza, sont complètement détruits. Un seul propriétaire perd 40 000 fr. Sur la ferme, d'Athis, près Caen, les pertes dépassent 10 000 fr. Les communes de Ste-Honorine-du-Fay, Maltot, Vieux, Amayé, Feuguerolles et Bully ont été également fort maltraitées. De petits cultivateurs ont tout perdu. A Ifs, Cormelles, Allemagne, les pertes dépassent 25 000 fr., pour eux, c'est la ruine complète, car la plupart avaient négligé de se faire assurer. Il y a eu également beaucoup de mal dans l'arrondissement de Bayeux. Le ministre de l'intérieur en présence de ces sinistres, a comme nous l'avons dit, envoyé un premier secours de 10 000 fr., destiné à être réparti entre nos malheureux compatriotes éprouvés par l'orage. Mercredi soir, à Caen, la foudre a tué une vache appartenant au sieur Bertin, près le cimetière Saint-Pierre. Le fluide électrique est tombé également dans le parc de l'Hôtel-Dieu, mais n'y a occasionné aucun accident. Cet orage a causé aussi de grands ravages dans presque toute la France, ainsi que le constatent les renseignements.
Juin 1881 - Un conscrit maladroit. - Un conscrit de la commune. d'Ifs, avait grande envie de ne pas aller au service. Son père lui promit de le faire exempter, et, samedi, le conscrit en question se présentait devant le conseil de révision de Caen avec deux doigts mutilés. Procès-verbal a été dressé et envoyé au procureur de la République. Cette mutilation n'aura d'autre résultat que de faire envoyer le conscrit aux compagnies disciplinaires.
Juin 1881 - Instruction et service militaire. - La Chambre des députés vient de repousser le projet de loi qui avait pour but de réduire à 3 ans la durée du service militaire. La loi établissant l'enseignement primaire gratuit dans toutes les écoles publiques vient d'être promulguée et sera mise en vigueur à la rentrée prochaine.
Juillet
1881
- Respect à la
mort. -
Lundi, à Ifs avait lieu une inhumation. Il a fallu descendre et
remonter deux fois le cercueil, la fosse étant trop étroite. Des faits
de ce genre
Avril 1879 - Répartition de secours pour les bâtiments communaux. - Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Ifs, travaux à l'église 100 fr.
Septembre 1893 - Préjugé stupide. Des habitants de Pierres, arrondissement de Vire, aperçurent la dame Marie Marguerite, 50 ans, propriétaire, suspendue par le cou, à une poutre dans sa maison. Ils se gardèrent bien de la dépendre, et, obéissant à un absurde préjugé qu'on ne peut déraciner dans les campagnes, se contentèrent d'envoyer chercher les gendarmes de Vassy. Ceux-ci arrivèrent longtemps après, et ils eurent beau couper la corde, la pendue était bien morte. On ne sait à quelle cause attribuer ce suicide. Rien dans la conduite de la dame Marguerite ne pouvait faire prévoir un tel genre de mort. — Comment voulez-vous qu'il en soit autrement quand les agents de l'autorité eux-mêmes encouragent ces préjugés stupides. Voici d'après l'un de nos correspondants ce qui se serait passé tout récemment à Ifs : un gaillard, fatigué de vivre, prit une corde, se la passa au cou et se pendit. Sa femme, s'apercevant de son absence, courut à sa recherche et, le voyant ainsi suspendisse mit à crier : « Au secours». Plusieurs voisins étant accourus, deux, dirent : « Allons chercher les autorités», un troisième, heureusement, coupa la corde, et une heure après le dépendu prenait l'air dans son courtil. Mais voilà le comble, les représentants de l'autorité ont gourmandé celui qui avait coupé la corde en déclarant sérieusement que l'autorité avait seule ce droit. (source : Le Bonhomme Normand)
Décembre 1893 - Un maire qui ne l’est pas. - Dimanche, la commune d'Ifs a nommé maire un M. Marie. Mais comme : le conseil n'est pas au complet, ainsi que le prescrit la loi, cette élection est nulle. Il y a cependant parmi les conseillers un juge. (source : Le Bonhomme Normand)
Décembre 1893 - Il l’est ! - Quoi donc ? ..... maire d'Ifs, car le préfet a confirmé sa nomination, quoiqu'on prétende que le conseil n'était pas en nombre. (source : Le Bonhomme Normand)
Juillet 1895 - Sinistre découverte. - Des faucheurs ont découvert à Ifs, près Caen? dans un champ de seigle, le crâne d'un enfant nouveau-né. Un bonnet de linge y était encore adhérent. À côté se trouvait un paquet de fragments de linge marqué A C enveloppé, dans une couverture grise. On recherche les auteurs de ce crime. (source : Le Bonhomme Normand)
Décembre
1896 -
Découvertes de
cadavres. -
Lundi matin, on a trouvé sur la route de Falaise, à
l'endroit appelé le Chapeau-Rouge, commune d’Ifs, le cadavre du sieur — Le 5 décembre, le cadavre, d'un homme a été retiré de la rivière l'Orne, au lieu dit Le Bac, à Colombelles. On a trouvé sur lui un congé de libération dans l'infanterie de marine portant le nom de Jules Voisin, né à Yvetot le 1er janvier 1850, domicilié à Dieppe. (source : Le Bonhomme Normand)
Décembre 1896 - Le Patois normand. - M. Guerlin de Guer fils vient de réunir en brochure, sous le titre « Introduction à l'étude des parlers de Normandie », un travail des plus intéressants. M. Guerlin de Guer termine sa courte préface en déclarant que son « plus vif désir est de travailler en Normandie pour la Normandie et pour les Normands » Cette idée est trop belle pour ne pas être encouragée. (source : Le Bonhomme Normand)
Décembre 1898 - Ce qu’il faut savoir. - Le sieur Desrues, cultivateur à Ifs, voyant des pigeons se garnir la fale sur son bien, tira dessus et en tua plusieurs. Ils appartenaient au sieur Louis, entrepreneur de vidanges, qui porta plainte en disant que ses pigeons étaient des pigeons-voyageurs et qu'on n'avait pas le droit de tirer dessus. Une enquête a eu lieu au cours de laquelle le plaignant a appris à ses dépens qu'il ne devait pas laisser sortir ses pigeons pendant la récolte et que, d'un autre côté, il aurait dû les déclarer à la mairie, ce qu'il n'a pas fait. Le sieur Louis a répondu qu'il ne le savait pas. Il le sait maintenant, et il s'en souviendra, car il a été condamné à 15 francs d'amende. (source : Le Bonhomme Normand) |
|||
| 1901 c'est ici | ![]() |
||
![]() |
![]() |
||
|
LA NORMANDIE A la Ferme et aux champs - Nos bons vieux toits de chaume |
|||
|
|
|
|
|
![]() |
|||